Labelle passera en mode séduction de la relève

  • Publié le 11 mai 2026 (Mis à jour le 11 mai 2026)
  • Lecture : 2 minutes
La mairesse Vicki Émard et le vice-président de la Chambre de commerce de Labelle, Denis Boulais, sur le boulevard Curé-Labelle, à Labelle.
(Photo Medialo - Ronald McGregor)
La mairesse Vicki Émard et le vice-président de la Chambre de commerce de Labelle, Denis Boulais, sur le boulevard Curé-Labelle, à Labelle. (Photo Medialo – Ronald McGregor)

Dans un monde où la reprise de commerces ou d’entreprises de tradition est loin des envies des jeunes entrepreneurs, les communautés de la région souhaitent le repreneuriat. Coûte que coûte Labelle aussi et elle passera bientôt en action.

Non seulement que la Municipalté de Labelle bougera, mais aussi sa Chambre de commerce, bien que pour cette dernière, c’est déjà son ADN. Vicki Émard, mairesse de Labelle, s’exprime à L’info. 

« Nous avons des commerces qui sont implantés depuis 20, 30, 40 et même 50 ans et plus sur notre territoire. Et il n’y a pas de relève pour ceux qui ont fermé ou pourraient fermer. »

Le mot est tombé : relève. Quand l’on veut remédier à un manque de relève d’un commerce, on parle de repreneuriat. C’est exactement pour ça que l’élue s’adresse au journal.

« Pas de relève souvent parce que la famille ne veut pas poursuivre, et ça, ça leur appartient. Et en plus, les propriétaires ne trouvent souvent pas d’entrepreneur pour la relève », déplore la mairesse.

C’est une problématique à la grandeur de la province. Sauf qu’une fermeture de commerce ou de services peut entraîner une dévitalisation d’une communauté. À l’indice de vitalité économique dans les Laurentides, le portrait de 2022 classe Labelle au 414e rang (sur près de 1100) au Québec.

« Là, c’est une réalité auquel l’on fait face surtout à Labelle où les commerces ont de l’âge », rapporte Mme Émard. Elle cite comme exemple une quincaillerie achalandée et où les propriétaires prennent l’âge et devront prendre des décisions un jour.

Avancer les projets

La mairesse parle ensuite de ses priorités dans ce mandat qui est, entre autres bien sûr, de passer en mode séduction dans le but d’attirer des familles et des entrepreneurs à Labelle.

C’est aussi une démarche dans l’ADN de la Chambre de commerce locale. L’info a joint à ce sujet le vice-président de l’organisme, Denis Boulais. Pour celui qui a tenu des entreprises et tenu des conversations économiques à la tonne, il ne fait aucun doute qu’il faut agir maintenant.

« La Chambre de commerce agit. De mon côté, je fais du porte-à-porte chez les commerçants et entreprises de la région afin de tâter le pouls. Je souhaite être au courant de la situation économique. Parler, face à face, pas sur un ordinateur. Car ça nous touche, qu’on le pense ou non. Et c’est pourquoi le repreneuriat est important. »

Par la place qu’elle occupe maintenant sur divers comités (dont la Chambre de commerce avec un conseiller municipal) ou autres tables dans la MRC des Laurentides, elle peut un peu plus facilement expliciter des projets ou des problématiques comme le manque de relève, etc.

« Il faut que les communautés gardent leurs restaurants, quincailleries et entreprises. Chez nous il y en a une importante qui a fermé l’an passé », poursuit l’élue.

« C’est certain que si j’avais su d’avance que Les Reliures Caron fermait ses portes, j’aurais fait ce que je peux pour que ça n’arrive pas », ajoute M. Boulais qui souhaite grandement monter le parc commercial à 100.

Quant à Vicki Émard, elle souligne que les entrepreneurs ne doivent pas hésiter à rejoindre la Municipalité ou la Chambre de commerce s’ils ont des questions. Elle ajoute de plus que des aides financières existent pour ceux qui en font la demande.

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