La SHGHL célèbre l’arrivée du premier train en gare

  • Publié le 12 sept. 2025
  • Lecture : 2 minutes
Maxime Ouellette

Le 15 septembre marque le 116e anniversaire de l’arrivée du premier train en gare de Mont-Laurier, un événement marquant qui a transformé à jamais l’histoire de la région.

Dans la foulée, la Société d’histoire et de généalogie des Hautes-Laurentides (SHGHL) annonce la réception d’un fonds d’archives exceptionnel, soit le fonds de la famille Samuel Ouellette, l’une des familles fondatrices et les plus influentes du développement économique et social de Mont-Laurier. La SHGHL fait un lien avec ce fonds et la gare de Mont-Laurier.

Photos gracieuseté – SHGHL

1909 : un train qui change tout

C’est en septembre 1909 que le premier train atteint Mont-Laurier, après deux ans de travaux entre Nominingue et Mont-Laurier. Plus de mille ouvriers ont participé à la construction de cette ligne de chemin de fer qui allait briser l’isolement de la région, selon Françoise-Romaine Ouellette, donatrice du fonds d’archive de la famille Ouellette, avec son frère, Vincent Ouellette.

« Le 15 septembre 1909, le train entre en gare de Mont-Laurier, mais la gare n’était même pas encore terminée », raconte Françoise-Romaine Ouellette. Le premier chef de gare, Hermas Lamarche, logea d’ailleurs quelque temps dans un wagon, le temps que le bâtiment soit complété.

À l’époque, on appelait la gare « la station du Duhamel », en l’honneur de Mgr Joseph-Thomas Duhamel, archevêque d’Ottawa et figure importante du diocèse d’alors. La gare est rapidement devenue le cœur économique du village, permettant d’exporter du bois vers Montréal, les États-Unis et même l’Angleterre.

Le fonds Ouellette : un patrimoine vivant

C’est dans ce contexte historique que prend tout son sens la donation du fonds de la famille Samuel Ouellette, récemment confié à la SHGHL par Vincent Ouellette et Françoise-Romaine Ouellette.

Samuel Ouellette, entrepreneur prolifique, possédait plusieurs moulins à scie et était actionnaire dans diverses entreprises locales. Son rôle fut central dans le développement économique de Mont-Laurier au début du XXe siècle. Le fonds comprend six boîtes de documents et quatre boîtes grand format, ainsi qu’une impressionnante photo panoramique du bas du village, témoignant de l’essor industriel et social de l’époque.

« C’est un fonds de grande importance historique, non seulement pour comprendre la famille Ouellette, mais aussi la vie économique et culturelle de Mont-Laurier entre 1908 et 1932 », souligne Yohan Desmarais, directeur de la SHGHL.

Sauvegarder la gare, sauvegarder la mémoire

La gare de Mont-Laurier, fermée en 2021 en raison de problèmes structuraux, demeure aujourd’hui menacée de destruction. Un comité de sauvegarde s’est formé cet été pour protéger ce bâtiment patrimonial, indissociable de l’histoire locale.

« La grande photo panoramique du fonds Ouellette a éveillé l’intérêt du comité de la gare. Elle illustre à quel point la gare était au centre de la vie économique de Mont-Laurier », explique M. Desmarais.

Le comité invite d’ailleurs la population à soutenir la sauvegarde de la gare en signant la pétition en ligne et en se joignant aux démarches de concertation avec la MRC d’Antoine-Labelle, avec laquelle le comité souhaite travailler de concert.

Un appel à la communauté

La SHGHL rappelle que la conservation de la mémoire collective passe aussi par les dons d’archives. « Ce n’est pas tous les jours qu’on reçoit un fonds aussi important », note M. Desmarais. « Nous invitons d’autres familles à nous confier leurs archives afin qu’elles soient préservées pour les générations futures. »

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