Chasse à l’orignal : des règles, mais surtout des obligations

L'orignal, un animal que l'on peut chasser à l'arc ou l'arbalète. Photo Adobe Stock
L’orignal, un animal que l’on peut chasser à l’arc ou l’arbalète. Photo Adobe Stock

Avant de partir à la chasse à l’orignal, il convient de bien se renseigner, car de nombreuses règles s’imposent aux chasseurs. Voici les principales à connaître avant de s’aventurer en forêt.

Comme toute séance de chasse, la chasse à l’orignal ne s’improvise pas. On ne part pas le fusil sous le bras pour tenter de trouver sa cible. Au contraire, cela demande de l’organisation et surtout de la préparation.

Dans un premier temps, comme le rappelle le gouvernement du Québec, chaque expédition de chasseurs doit choisir son territoire tout en ayant obtenu les autorisations nécessaires. Bien entendu, il convient aussi de s’assurer que les dates de chasse s’appliquent au moment où l’on souhaite partir sur le terrain et surtout de vérifier si chaque participant à l’expédition possède un permis correspondant à la zone choisie et au type d’arme utilisée.

À noter qu’en 2026, la récolte d’un orignal sans bois dans certaines zones, dont les zones 10, 11, 12 et 15, oblige les chasseurs à obtenir un permis spécial attribué par tirage au sort.

Bien connaître les animaux

Une fois sur place, avant même de commencer à chasser, les participants doivent vérifier qu’ils ont bien leur permis sur eux ainsi qu’une pièce d’identité avec photo. « Il est obligatoire de porter un dossard et de bien respecter les heures de chasse », indique le gouvernement sur son site.

Autre point important, les chasseurs doivent être capables de bien identifier le gibier avant de le récolter. En effet, au vu des règles imposées, il est essentiel de savoir différencier, dans un premier temps, un mâle adulte d’un veau ou d’une femelle. Il faut regarder, par exemple, les bois. « La présence de bois est le seul indice qui vous certifie à 100 % que l’animal est un mâle adulte. Ses bois mesurent plus de 10 cm. » La taille aussi peut donner d’importants indices. « Les orignaux adultes ont une hauteur au garrot de 1,5 m à 1,8 m (la taille d’un humain), tandis que chez les veaux, celle-ci dépasse rarement 1,2 m (hauteur de la poitrine d’un humain). » Observer la forme de la tête est aussi un bon réflexe.

Le gouvernement du Québec se montre donc catégorique : « Dans le doute, abstenez-vous de tirer. »

Et après l’abattage ?

Quand vous avez tué l’animal et que vous avez retrouvé ce dernier, vous devez lui apposer le ou les numéros uniques du coupon de transport de votre permis.

« Tout orignal abattu (et enregistré dans les 48 heures suivant la sortie du lieu de chasse) doit être transporté et produit, lors de l’enregistrement en station, à l’état entier ou en quartiers identifiables. » Le gouvernement demande aussi de prendre les mesures nécessaires « pour ne pas abandonner ou gaspiller la chair » de l’animal.

La nature devant impérativement être respectée pendant et après la chasse, il est essentiel que les chasseurs récupèrent leurs déchets, comme les cartouches, les restes de repas… Un petit rappel anodin, mais si important pour les forêts des Laurentides.

Une chasse qui se pratique en groupe

La chasse à l’orignal est une pratique très particulière, car elle doit s’effectuer en expédition. Pour ce faire, il faut qu’au moins deux chasseurs conviennent de chasser ensemble au même endroit durant la période autorisée. Ils doivent tous être détenteurs d’un permis de chasse.

« L’expédition se poursuit tant et aussi longtemps que l’un de vous, qui a fait partie de cette expédition à un moment donné, pratique, jour après jour, la chasse à l’orignal dans ce lieu de chasse », précise le gouvernement.

La fin de l’expédition coïncide avec l’abattage d’un orignal ou avec le moment où aucun des chasseurs du groupe n’a pratiqué la chasse au cours d’une journée.

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