APEHL : le président Réal Richer laisse sa place

  • Publié le 23 nov. 2023 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Maxim Ouellette-Legault

Alors qu’il a été président de l’Association de protection de l’environnement des Hautes-Laurentides (APEHL) depuis 1993, Réal Richer laisse la place aux plus jeunes générations.

C’est en 1989 que l’APEHL est née, quand 4 personnes ont formé un comité provisoire pour discuter des enjeux de protection de l’environnement. Selon Réal Richer, un moyen de pression était nécessaire pour la protection de l’environnement dans la région.

C’est en défenseur de l’environnement que Réal Richer a rejoint l’APEHL. Il en est ensuite devenu président à partir de 1993. À noter que Suzanne St-Amour a aussi été présidente de l’organisme pendant quelques années.

Alors que sur papier, il a été président de l’APHEL pendant 30 ans, Réal Richer mentionne que dans les faits, il en a été le président pendant plus de 25 ans, parce que la pandémie a freiné les activités de l’organisme.

Les dossiers défendus par l’APEHL

Réal Richer souligne que l’APEHL a eu son mot à dire dans divers dossiers régionaux. L’un des premiers enjeux auxquels s’est attaqué l’organisme était la drave, alors que le flottage du bois tirait à sa fin sur la rivière du Lièvre.

Il mentionne notamment que le flottage du bois empêchait le poisson de circuler dans l’eau et déséquilibrait l’écosystème de la rivière. « C’était tout un sujet scandaleux à l’époque le flottage du bois. La McLaren a fait flotter du bois pendant presque un siècle », souligne-t-il.

À maintes reprises, l’organisme a organisé des activités de nettoyage de grande envergure sur l’ensemble du territoire de la MRC d’Antoine-Labelle, souvent au mois de mai. « On a déjà été 500 bénévoles à ramasser des déchets dans le fossé des chemins », précise Réal Richer, qui se désole de retrouver encore des détritus dans les fossés en grand nombre en 2023.

Rappelons que c’est en 2000 que l’APEHL a mis en place le jardin communautaire de Mont-Laurier. « On l’utilise encore, même si on habite à Saint-Anne-du-Lac », poursuit Réal Richer.

De nos jours, Réal Richer explique que la pollution peut être plus difficile à discerner. Ce dernier parle de l’épandage de produits chimiques en forêt ou dans les champs. « Les fermiers épandent du glyphosate pour faire murir le blé ou l’avoine, ça se ramasse ensuite dans nos assiettes et ça donne le cancer. La pollution invisible, qui va contester ça »?

De rares victoires pour les environnementalistes

Réal Richer estime qu’il est très rare que les environnementalistes remportent des victoires, déplorant une pollution galopante délaissée par les gouvernements, tout en dénonçant les excès du capitalisme, qui font souvent obstacle à la protection de l’environnement. « Ce qui est important, c’est de créer des emplois, c’est d’être rentable », juge ce dernier.

Articles les plus consultés

Photo Medialo - Archives
Actualités
Faits divers

Un chauffard roule 171 km/h dans Nominingue

Un homme du Nouveau-Brunswick a décidément roulé trop vite dans le secteur de Nominingue.
Le vieux poste de service incendie de Labelle. La Municipalité doit maintenant voir à son avenir.
(Photo Municipalité de Labelle)
Actualités
Politique

Labelle souhaite un nouveau poste de pompiers

Labelle aimerait bien un poste de pompiers aux normes. Le reconstruire ou le rénover à grands frais ?
Le maire de Rivière-Rouge, Gilbert Therrien, a travaillé récemment sur son premier budget comme maire.
(Photo Gilbert Therrien)
Actualités
Politique

Rivière-Rouge coupe 260 000 $ dans ses prévisions budgétaires

Parce que c’est une période triennale, Rivière-Rouge n’a pas de manœuvre : les prévisions budgétaires ont été établies en conséquence.