Revenir à la catégorie
Plein air et aventures
Style de vie

Photographier la nature : les conseils de deux passionnés

  • Publié le 18 sept. 2026 (Mis à jour le 18 sept. 2026)
  • Lecture : 3 minutes
Marie-Catherine Goudreau
Photo gracieuseté Martin Valois
Photo gracieuseté Martin Valois

Patienter et apprendre à voir autrement : la photographie de nature est bien plus qu’une question d’équipement. Deux photographes passionnés partagent leurs conseils pour capturer la beauté des paysages et de la faune tout en respectant l’environnement. 

« Au Québec, on est vraiment chanceux d’avoir les quatre saisons. Notre paysage change constamment. On peut être au même endroit et pourtant avoir une photo complètement différente. Nul besoin de voyager à l’autre bout du monde; on peut simplement rester dans notre cour arrière », souligne Alexandre Lauzier, photographe connu sous le nom de Capteur Sauvage. Ce dernier se concentre surtout sur la photographie animalière. 

Pour Martin Valois, qui donne des ateliers de photographie avec la Municipalité de Sainte-Mélanie ainsi qu’au Parc régional des Chutes-Monte-à-Peine-et-des-Dalles, la photo l’oblige à porter un regard différent sur la nature qui l’entoure. « Souvent, lorsqu’on est en randonnée, on se rend d’un point A à un point B et on est plus ou moins attentif. En photographie, on développe notre œil et on voit la nature autrement. C’est très zen et méditatif. Ça nous oblige à nous arrêter, à attendre la lumière idéale », explique-t-il. Dans ses cours et ateliers, il apprend aux gens « à sortir du mode automatique de leur appareil ». 

Le respect 

Tous deux s’entendent pour dire que l’une des choses les plus importantes lorsqu’on veut photographier la nature est de la respecter et de ne pas la déranger. Il ne faut surtout pas nourrir les animaux ni laisser traîner ses déchets. « Personnellement, je ne mets pas de chasse-moustiques ni de crème solaire. Quand on marche en forêt, on a comme une aura qui fera fuir les animaux. Il faut essayer de diminuer cette aura en étant moins bruyant et moins actif », indique Alexandre Lauzier. Puis, il faut ouvrir nos sens. « C’est là qu’on commence à voir plus d’animaux. » 

Selon Martin Valois, il est aussi intéressant de se renseigner sur les animaux qu’on souhaite prendre en photo. « Il faut apprendre à connaître notre sujet, le documenter », dit-il. La première étape pour commencer la photographie de nature est simplement d’observer : les traces, les sons… « Je crois qu’il faut aussi pratiquer son approche comportementale en forêt et, surtout, sa discrétion, ajoute Alexandre Lauzier. Depuis que j’aborde la forêt en me disant que je suis un invité dans la nature et que je suis ouvert à celle-ci, je fais des rencontres que je n’aurais jamais faites auparavant. » 

 

Le triangle d’exposition 

Le triangle d’exposition est une règle essentielle de la photographie qui équilibre trois paramètres pour obtenir une image correctement exposée : l’ouverture du diaphragme, la vitesse d’obturation et la sensibilité ISO. « Lorsque l’appareil est en mode automatique, celui-ci décide de tous les réglages. Mais il est possible de le mettre en mode semi-automatique pour avoir un contrôle sur deux des trois composantes. Ça nous permet de faire des photos plus percutantes et plus intéressantes », explique Martin Valois. 

Par exemple, si l’on veut prendre une photo d’une chute, on peut essayer de diminuer la vitesse d’obturation, ce qui donnera un effet de flou dans l’eau et un côté plus artistique. Si l’on modifie l’ouverture, on contrôle alors la profondeur de champ, soit la zone de netteté. « Cela permettra, par exemple, de prendre une photo d’une fleur qui sera très nette, avec le paysage flou derrière. » En mode manuel, on contrôle les trois paramètres. 

« Souvent, en photo animalière, les animaux et nous-mêmes allons bouger. Il faut donc que la vitesse d’obturation (durée pendant laquelle le capteur de votre appareil photo est exposé à la lumière) soit assez rapide. Si l’on combine cela à un autofocus, ce sera une recette gagnante », ajoute Alexandre Lauzier. 

Les meilleurs moments de la journée pour faire de la photographie sont… 

Au lever et au coucher du soleil. C’est à ce moment que la lumière naturelle est la plus belle. « Souvent, à midi, ça peut créer des ombres disgracieuses sur un visage. Il y aura de grands contrastes et les teintes seront plus froides. En début ou en fin de journée, les teintes seront plutôt chaleureuses et il y aura moins de contrastes », explique Martin Valois. 

L’utilisation d’un trépied 

Utiliser un trépied peut être utile pour la photographie de paysage, car il permet de bien cadrer ce qu’on veut dans la photo, par exemple en évitant les fils électriques. « Une fois qu’on est bien installé, on patiente et on attend la belle lumière », soutient Martin Valois. En photographie animalière, il suggère plutôt d’utiliser un stabilisateur, soit une fonction de l’appareil qui permet de compenser nos mouvements. 

En savoir plus 

Trouvez les images de Capteur Sauvage par Alexandre Lauzier sur son site Web. 

Les inscriptions aux ateliers de photographie du Parc régional des Chutes-Monte-à-Peine-et-des-Dalles se font sur le site Web. Pour les cours de photographie, visitez le site Web de la Municipalité de Sainte-Mélanie. 

Articles les plus consultés

Photos Médialo - Marie-Catherine Goudreau
Plein air et aventures
Style de vie

Une parenthèse bien-être au Cardio Loft

Tonga Lumina. Photo Tremblant
Dossiers
Plein air et aventures
Style de vie

5 aventures en famille pour se préparer à l’Halloween

Alors que la fin de l'été approche, Halloween arrive à grand pas et avec cette fête son lot d'activités à faire en famille. 
L'Oktobierfest de Sainte-Adèle. Photo Tourisme Laurentides
Plein air et aventures
Style de vie

10 festivals à ne pas manquer cet automne dans les Laurentides

À peine l’été terminé que l’automne et ses nombreux événements font leur apparition dans nos agendas.