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Style de vie

La Nissan Kicks SV 2026 se démarque dans un segment ultracompétitif

Photo gracieuseté Kim Caya
Photo gracieuseté Kim Caya

Sympathique et agréable au quotidien, le Nissan Kicks 2026 tire son épingle du jeu à plusieurs niveaux, sauf du côté de la motorisation.

En collaboration avec RPM

Par Kim Caya de RPM

S’il y a un segment qui a le vent dans les voiles, c’est bien celui des VUS sous-compacts. En 2025, la deuxième génération du Nissan Kicks a été entièrement revue afin de s’imposer plus sérieusement face à des modèles comme le Hyundai Kona, le Subaru Crosstrek, le Kia Seltos et le Toyota Corolla Cross.

Très peu d’éléments distinguent le modèle 2026, que j’ai mis à l’essai cette semaine, de la version 2025. Cela dit, un essai plus long peut parfois être révélateur. Voici donc ce que cette semaine passée au volant du Nissan Kicks SV à traction intégrale a permis de mettre en lumière. 

Quels sont les prix du Nissan Kicks 2026? 

Sept configurations du Kicks sont offertes. La version d’entrée de gamme S à traction (TA) coûte 29 249 $, frais de transport et de préparation inclus, et on peut lui ajouter la traction intégrale (TI) pour 2300 $ de plus. Tout en haut de la liste se trouve la version SR Premium à traction intégrale (TI), qui coûtera quant à elle 37 448 $, plus taxes. 

La version SV à traction intégrale mise à l’essai se situe en plein cœur de la gamme et coûte 33 873 $, car elle inclut une peinture deux tons à 795 $. Elle représente à mon avis la version la plus intéressante, entre autres grâce à sa traction intégrale, mais aussi par rapport à ses options de confort ajoutées. Elle offre un équilibre assez juste entre prix concurrentiel et commodités. On y trouve entre autres un chargeur de téléphone par induction, une chaîne audio à 6 haut-parleurs plutôt que 4, un démarreur à distance et des roues de 17 pouces qui ajoutent beaucoup au style sans compromettre le confort.  

Design sympathique et amusant 

Je dois dire que je trouve le design du Kicks très réussi. Le faciès avant massif et assez droit donne de la prestance au petit VUS, alors que les lignes plus fluides du côté se marient bien avec les détails sur le pilier C et lui confèrent un look bien harmonisé. Les parements en plastique au bas de la caisse, classiques dans ce segment, ne me plaisent pas particulièrement, mais j’apprécie le souci du détail apporté dans les designs trapézoïdaux. D’ailleurs, ce plastique vieillit généralement assez mal, surtout dans la portion avant, qui reçoit beaucoup d’impacts de roches, et ce motif aide à camoufler le tout. 

Plusieurs couleurs sont offertes, incluant un bronze et un bleu très tendances pour un supplément abordable de 250 $, ainsi que plusieurs choix de coloris deux tons, comme sur ma version à l’essai. Mention spéciale à ceux qui oseront la combinaison jaune Yuzu/toit noir ou encore Bleu glacier arctique/toit noir, merci de contribuer à remédier à la grisaille de notre paysage routier. 

Intérieur efficace et fonctionnel 

À l’intérieur, on a une excellente visibilité et l’espace pour les occupants est généreux pour le segment. La deuxième génération du Kicks est d’ailleurs plus volumineuse que la génération sortante, la rendant plus confortable pour les personnes de grande taille, surtout au niveau des épaules.  

Les matériaux utilisés sont à la hauteur des attentes d’un véhicule de ce prix, c’est-à-dire qu’on ne fait pas dans le luxe, mais c’est joli et ça me semble durable. À part le toit panoramique et le tableau de bord numérique de 12,3 pouces, ma version SV n’a pas grand-chose à envier aux versions plus cossues du catalogue, considérant le prix à payer pour se les procurer.  

Les sièges en tissu embossé font bien le travail, le matériau qui orne le tableau de bord donne un effet feutré, l’ergonomie générale est efficace et le système d’infodivertissement fait un bon boulot. Bref, rien d’impressionnant, mais tout est à sa place. 

La capacité de chargement est de 849 litres, mais notons qu’elle diminue considérablement avec l’ajout de la traction intégrale. Pour faire place au système, on tombe à 676 litres, moins que dans le Toyota Corolla Cross et le Hyundai Kona, par exemple. Au quotidien, j’aurais apprécié un hayon électrique, surtout que le bouton sur le hayon pour l’actionner manque de prise, détail niché, mais qui m’a dérangée tout au long de l’essai. 

Motorisation anémique 

J’en conviens, il n’y a pas beaucoup de joueurs qui offrent des cylindrées intéressantes dans ce segment, à part peut-être Hyundai avec le Kona, et à prix fort. Avec son moteur 4 cylindres de 2,0 litres développant un décoiffant 140 chevaux et 141 lb-pi de couple, le Kicks est à la limite de la puissance minimale requise pour dépasser sécuritairement sur l’autoroute, par exemple. Même s’il a déjà gagné de la puissance par rapport à la première génération, il pourrait grandement bénéficier de quelques chevaux de plus. Une cylindrée hybride pourrait également ajouter de la variété au modèle et l’aider à tirer son épingle du jeu face à ses concurrents. 

J’ai par contre trouvé que le comportement routier était stable : on se sent solide sur la route, même en virage, et c’est sécurisant. Le système à 4 roues motrices travaille bien et les suspensions font un bon boulot. Il faut dire que les versions équipées du rouage intégral bénéficient des suspensions arrière indépendantes multibras, ce qui doit forcément faire une bonne différence avec les versions à traction. Avec l’état des routes du Québec, c’est ici encore un argument en faveur des déclinaisons à transmission intégrale. 

L’insonorisation du véhicule pourrait aussi être améliorée : on entend beaucoup l’extérieur et surtout le moteur, en grande partie à cause de la boîte CVT. Bien qu’elle contribue à l’efficacité énergétique du Kicks, je ne serai jamais fan de ce type de boîte de vitesse, qui annihile tout plaisir au volant et mène un train d’enfer. 

Parlant de consommation, en parcourant mes trajets urbains habituels avec peu de grande route, j’ai obtenu une consommation de 9,8 L/100 km, soit légèrement au-dessus des données annoncées, mais rien qui n’est pas justifiable par la température et mon style de conduite. 

Une démonstration d’équilibre 

Après une semaine derrière le volant du Nissan Kicks 2026, je peux affirmer qu’il trouve bien sa place dans le segment très concurrentiel des VUS sous-compacts. L’équilibre qu’il propose entre le prix et l’équipement joue clairement en sa faveur, tout comme son design réussi. Cela dit, une offre de motorisations plus variée serait souhaitable, surtout pour mieux justifier les versions les plus coûteuses. Peut-être qu’une boîte de vitesse automatique standard pour remplacer la CVT serait à considérer?  

Maintenant plus mature et au terme de sa période probatoire, le Nissan Kicks est recommandé par l’équipe de RPM pour 2026. 

 

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