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Circuit Mont-Tremblant : une piste mythique qui continue de surprendre 

  • Publié le 17 juin 2026 (Mis à jour le 17 juin 2026)
  • Lecture : 3 minutes
Marie-Catherine Goudreau
Photo gracieuseté
Photo gracieuseté

Construit en 1964, le Circuit Mont-Tremblant a accueilli des courses internationales dans les années 60 et 70. On se souvient de cette piste mythique qui a accueilli le premier Grand Prix de Formule 1 au Québec et qui continue d’attirer les amateurs de course automobile.

« Dans les années 1960, le circuit était l’hôte de courses internationales. On a eu des coureurs internationaux comme Mario Andretti, Jackie Stewart ou encore Chris Amon, nous explique Vincent Loughram, gérant de piste au Circuit Mont-Tremblant. C’étaient les années de gloire. » 

Lors de sa construction, l’objectif était d’attirer les meilleurs pilotes au monde. C’est en 1968 que la piste accueille la première édition au Québec du Grand Prix du Canada de Formule 1. Puis, les séries Can-Am, les courses de F4 jusqu’à la F5000, la Trans-Am ou encore l’IndyCar se sont aussi installées à Mont-Tremblant. « Tous les meilleurs pilotes des années 1960 et 1970 ont couru à Mont-Tremblant dans l’une de ces séries », rapporte Daniel Thompson, administrateur du groupe Facebook Remembering Circuit Mont-Tremblant St-Jovite et passionné de course automobile. 

La piste a aussi formé des pilotes internationaux comme Claude Bourbonnais, Richard Spénard, Christian Vandal, Scott Goodyear, Paul Tracy, ainsi que Gilles et Jacques Villeneuve, alors que ces derniers s’entraînaient à Mont-Tremblant. 

Réputation internationale 

Conçue avec l’aide de Bruce McLaren et de Stirling Moss, la piste était reconnue à l’époque pour son aspect très technique, ses montées et ses descentes, ses courbes et son environnement montagneux, explique Daniel Thompson. Jackie Stewart, ancien champion du monde de Formule 1, a d’ailleurs affirmé que le Circuit Mont-Tremblant était l’une des pistes les plus difficiles au monde, mais aussi l’une des meilleures. 

« On aime dire que la piste est comme une route de campagne [country road], ajoute Vincent Loughram. Elle serpente à travers les arbres et les collines. Virages à gauche, virages à droite, montées et descentes : c’est comme une balade en pleine nature. C’est tout simplement magnifique. »

Pour Vincent Loughram, qui travaille au circuit depuis plus de 50 ans, il y a très peu de circuits dans le monde et en Amérique du Nord qui offrent un cadre comme celui de Mont-Tremblant. « On a la nature, la montagne de ski de Tremblant… Alors que certaines pistes sont au milieu de nulle part, le Circuit Mont-Tremblant est très bien situé. Il a une réputation internationale », dit-il. 

C’est à partir des années 1980 que la piste perd de sa popularité et souffre d’un manque d’entretien. Peu d’événements s’y tiendront jusqu’en 2004, lorsque Lawrence Stroll fait l’acquisition du circuit. Celui-ci entreprend alors d’importants travaux de réfection. 

Les classiques d’aujourd’hui 

Aujourd’hui, le Circuit Mont-Tremblant n’accueille plus de courses internationales, puisque celles-ci ont désormais lieu dans les grandes villes, comme Montréal, où se tient le Grand Prix de Formule 1 du Canada. « Les courses sont devenues une très grande attraction économique et les villes ont plus d’installations pour accueillir tous ces gens », rapporte Vincent Loughram. 

La piste mythique accueille maintenant chaque année trois classiques : printemps, été et automne. Ces courses font partie du championnat du Québec et sont réparties en différentes catégories : GT, voitures anciennes et Formula Libre. 

Dépasser les limites 

Au-delà des courses, le Club Circuit Mont-Tremblant offre à ses membres des journées privées de pilotage sur piste. Presque chaque week-end durant l’été, le club organise des événements. « Pour y participer, il faut être membre du club et se qualifier. Si vous n’êtes pas qualifié, vous pouvez suivre des entraînements et des formations. Nous avons des professeurs et des instructeurs sur place. C’est un peu comme un club de golf », indique le gérant de piste. 

Il est également possible de suivre des cours avec leur programme de conduite Jim Russell Racing School. Celui-ci comprend trois niveaux : novice/intermédiaire, avancé et compétition. « Il faut apprendre à marcher avant d’apprendre à courir : c’est ce qu’on dit à notre école de conduite. Il faut être sécuritaire avant tout. » 

Que ce soit pour apprendre à conduire sur piste ou pour pousser à haute vitesse une voiture de performance, le Circuit Mont-Tremblant est un endroit idéal. « Nous n’avons pas de limite de vitesse. Celle-ci est déterminée par le conducteur. Tu es dans une situation où tu conduis à la vitesse à laquelle tu es confortable. Tu ne peux pas faire ça sur l’autoroute », poursuit Vincent Loughram. 

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