Les Charbonniers de l’enfer : Une dernière halte à Mont-Laurier

  • Publié le 11 déc. 2025 (Mis à jour le 11 déc. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Photo gracieuseté – Vitor Munhoz
Photo gracieuseté – Vitor Munhoz

Les Charbonniers de l’enfer s’arrêteront à Mont-Laurier le samedi 20 décembre 2025 à 20 h, dans le cadre de ce qui constitue leur tournée d’adieu.

Après plus de 30 ans à faire vibrer la tradition orale québécoise sur les scènes du Québec, le quatuor formé de Michel Bordeleau, Michel Faubert, André Marchand et Normand Miron reprend la route pour offrir une dernière série de spectacles.

Cette tournée d’adieu fait suite à des années marquées tant par de grandes joies que par un deuil profond : la disparition de Jean-Claude Mirandette, membre fondateur, dont l’absence continue de teinter l’univers du groupe. « On a perdu un membre et un bon ami. Une amie nous a dit : vous ne pouvez pas finir comme ça, soulignez-le, faites quelque chose. C’est ce qui nous a convaincus de repartir sur la route pour une dernière tournée », raconte M. Faubert.

Un spectacle entièrement porté par les voix

Lors de l’entretien, M. Faubert résume simplement ce qu’est un spectacle des Charbonniers : un voyage a cappella au cœur de la chanson traditionnelle. « On n’a pas d’instruments. Pas de guitare, pas d’accordéon. Rien que les voix et le tapement de pied. C’est un vrai retour aux sources », explique-t-il.

Le répertoire puise dans les chansons à répondre, les complaintes, les légendes et des pièces plus poétiques. Certaines sont chantées telles qu’on les a connues dans les veillées d’autrefois; d’autres sont réarrangées avec la couleur bien particulière du groupe. « C’est un spectacle monté, avec une mise en scène. Le public s’assoit dans la salle et embarque dans la tradition, littéralement », ajoute M. Faubert.

Un groupe qui a façonné la musique traditionnelle moderne

Depuis leur fondation, Les Charbonniers de l’enfer se sont imposés comme référence incontournable du chant traditionnel québécois. Leur album En personne leur a valu en 2006 le Félix du meilleur album traditionnel. Avec Nouvelles fréquentations, ils ont surpris en revisitant des auteurs contemporains comme Félix Leclerc, Dédé Fortin ou Neil Young, un projet audacieux qui leur a attiré de nouvelles nominations.

En 2017, ils célèbrent leur parcours avec l’album 25 ans de grande noirceur. Aujourd’hui composé de quatre membres, le groupe poursuit la route malgré les pertes successives de Jean-Claude Mirandette en 2019 et de Bernard Simard en 2020.

Une tournée courte, mais intense

Cette tournée d’adieu a débuté en novembre au Théâtre Outremont à Montréal et se poursuivra jusqu’à l’été prochain. Les salles sont pleines, confie M. Faubert, visiblement ému. « On entend une mouche voler. Le public est attentif, touché. On est chanceux de vivre ça une dernière fois. »

Les Charbonniers de l’enfer promettent un bon moment, façonné par trois décennies d’histoire, de voix et de complicité. « Ce qu’on aimerait que les gens retiennent, c’est la richesse des chansons traditionnelles. C’est un univers que beaucoup ne connaissent pas encore », souligne M. Faubert.

« On a de très bons souvenirs de Mont-Laurier. Venez partager ce voyage-là avec nous. C’est peut-être la dernière chance de voir Les Charbonniers sur scène », conclut M. Faubert.

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