La face cachée d’Angèle Dubeau

  • Publié le 17 août 2026 (Mis à jour le 17 août 2026)
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Angèle Dubeau, fondatrice et directrice artistique, la programmation de la 25e édition de La Fête de la musique de Tremblant.
Angèle Dubeau, fondatrice et directrice artistique, la programmation de la 25e édition de La Fête de la musique de Tremblant.

Malgré l’intense charge de travail qu’exige la Fête de la musique et une foule d’autres engagements, Angèle Dubeau découvre enfin un luxe qu’elle s’était rarement accordé : du temps pour elle. Et ce temps, elle le transforme. La musicienne, longtemps happée par un rythme effréné, a désormais choisi de bouger, de remettre le mouvement au cœur de son quotidien.

« Je n’ai jamais été aussi en forme de toute ma vie ! », lance la musicienne, visiblement ravie de cette nouvelle énergie. Les tournées, les voyages à répétition et les longues heures de pratique appartiennent désormais au passé. Angèle Dubeau dispose aujourd’hui de plus de temps pour bouger – et surtout pour le faire dehors, précise‑t‑elle, comme pour souligner le plaisir retrouvé d’un quotidien plus libre et plus actif.

Quatre saisons

Été comme hiver, Angèle Dubeau pratique ses sports de prédilection en plein air. « C’est important pour moi d’être en communion avec la nature, puis on sait comment elle est luxuriante et belle ici à Tremblant », souligne-t-elle.

« Le golf m’apprend l’humilité, c’est évident. De la persévérance, on en a besoin au golf – mais ça, je l’avais déjà, je dirais. J’aime aussi être un premier violon… ce n’est pas le cas au golf », confie la musicienne avec un sourire.

Ce sport, qui exige une pratique assidue, n’a rien pour effrayer Angèle Dubeau : dès l’âge de quatre ans, et pour des décennies, elle a consacré d’innombrables heures à son instrument. Une discipline qui trouve aujourd’hui un écho sur les verts.

« Je me dis qu’ultimement, dans un an ou deux, ça deviendra peut‑être une expérience plus zen », ajoute‑t‑elle, laissant entrevoir une nouvelle façon d’aborder ce sport qui la défie autant qu’il la charme.

Sur deux roues

« Le vélo, c’est comme mon yoga. J’ai un sentiment de liberté quand je pars à vélo, de sentir le vent, de voir les paysages, d’être dans le silence, j’aime aller faire ma petite tournée. »

Elle possède divers types de vélos, mais affectionne particulièrement celui qui le permet de rouler en forêt. « Je suis seule, je peux longer la rivière où je peux m’arrêter, écouter les oiseaux. »

Elle raconte qu’il y a deux ans, au beau milieu du sentier sur lequel elle roulait, se trouvait une moufette. « Je me suis dit, je ne peux pas passer à côté, ce n’est pas assez large, je vais lui faire peur, on sait ce qui peut arriver. Alors je l’ai suivi en marchant à côté de mon vélo pendant une quarantaine de minutes. Je me disais, elle va prendre le petit virage, elle va aller dans la forêt. Pas du tout, elle restait dans le sentier… ce sont des moments qu’on ne peut pas inventer. C’est d’être en communion avec la nature. »

Saison morte?

L’hiver est-elle une saison morte pour Angèle Dubeau? « Bien sûr que non ! », lance‑t‑elle sans hésiter. Depuis 30 ans, elle et sa « gang de filles » dévalent les pistes du mont Tremblant, peu importe la météo. « On a un moniteur extraordinaire, Michel Beaulieu, qui est avec nous. On est une belle gang et on veut s’améliorer, on y met tout notre cœur, on fait du beau ski. »

Pour la musicienne, cette routine hivernale s’inscrit dans une réflexion plus large sur le temps qu’elle s’accorde désormais. « Dans le fond, je réalise que d’avoir du temps, c’est peut‑être ça : découvrir qu’on peut remplir ses journées sans avoir besoin de les remplir. C’est juste de trouver des activités », conclut‑elle, évoquant une nouvelle manière d’habiter son quotidien.