Vêtements de traverse au Centre d’exposition de Mont-Laurier

  • Publié le 7 sept. 2023 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Maxim Ouellette-Legault

Mise en lumière par la commissaire Danielle Léonard, l’artiste Diane Lemire présente son exposition intitulée Vêtements de traverse, qui évoque les thèmes de l’environnement, de la vie et de la mort.
Au Centre d’exposition de Mont-Laurier dès le 14 septembre, Diane Lemire présente une sélection de son travail, ce qui inclut 8 linceuls, une sculpture, ainsi qu’une installation. Rappelons que des linceuls sont draps dans lesquels on recouvre les défunts lors des funérailles.

Depuis une quinzaine d’années, Diane Lemire aime expérimenter de nombreuses techniques de feutrage. Il s’agit d’un procédé fait à la main, avec de la laine. « Le feutre c’est de la laine bouillie. Je commence avec de la laine de mouton, puis j’utilise les fibres que je mélange avec de l’eau et du savon. Le tout va se fusionner pour créer un morceau de feutre. Ce n’est donc pas tricoter ni tisser », explique l’artiste.

Les linceuls présentés par Diane Lemire sont faits avec de la laine et des cheveux humains. Elle mentionne que c’est environ 75 % de la laine, pour 25 % de cheveux. Par l’exposition de ces linceuls, Diane Lemire interprète un passage vers la mort qui se veut doux et paisible.

Pour ce qui est du côté environnement, Diane Lemire mentionne qu’elle travaille souvent avec des matières réutilisées. Elle souhaite aussi, par cette exposition, partager l’idée de funérailles vertes. « Il y a un gros mouvement en marche pour encourager les rituels d’enterrement avec des linceuls. En ce moment, il n’est pas possible de mettre un corps dans un linceul puis dans la terre au Québec. »

Alors qu’elle utilise des cheveux humains pour la création de ces linceuls, Diane Lemire explique que durant l’ère victorienne, il était commun de garder les cheveux des défunts pour en faire des œuvres d’art. L’artiste note aussi que certaines de ses œuvres contiennent des cheveux de personnes qui lui sont chères, notamment sa mère.

En plus des linceuls, il sera possible de retrouver un grand berceau, avec lequel Diane Lemire invite les visiteurs à interagir. « Avec ce berceau, je voulais montrer qu’on vient au monde dans un berceau, puis qu’on décède dans un lit. »

Plus sur l’artiste

Née à Val-d’Or, Diane Lemire a grandi dans le nord de l’Ontario, puis a étudié les beaux-arts à l’Université d’Ottawa, où elle a obtenu un baccalauréat en art visuel. Résidente depuis sa vingtaine en Outaouais, elle a été récipiendaire de nombreux prix, notamment le prix du Mississippi Valley Textile Museum en 2010 et en 2014, ainsi que lauréate du prix triennal en métiers d’art de l’Abitibi-Témiscamingue.

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