Vers un élargissement des services cliniques offerts en pharmacie

Photo: Unsplash
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Le gouvernement du Québec veut permettre à un plus grand nombre de Québécois d’obtenir des services de santé en pharmacie, et ce, en présentant leur carte d’assurance maladie, tout simplement.

Cette avancée à venir vise à améliorer l’accès aux soins de première ligne, en misant sur l’expertise des pharmaciens et en facilitant l’obtention de services couverts par l’assurance maladie et le régime public d’assurance médicaments. Le 17 décembre dernier, le gouvernement a publié le projet de règlement modifiant le Règlement d’application de la Loi sur l’assurance maladie et le Règlement sur le régime général d’assurance médicaments.

Des services accessibles plus facilement

Si le règlement est adopté, ce sont environ 360 000 services pharmaceutiques de plus qui pourraient être offerts au cours de sa première année complète d’application.

Et à sa cinquième année, ce nombre pourrait grimper à près de 1,1 million. Il s’agit de plus d’un million de services pour lesquels les patients pourront consulter en pharmacie plutôt que de consulter un médecin.

Plus concrètement, les pharmaciens pourront notamment : prescrire des médicaments de façon plus large pour des problèmes de santé courants, tels que les infections urinaires, la dysfonction érectile, certaines maladies de la peau, la prophylaxie préexposition (PrEP) pour la prévention du VIH, etc. Les pharmaciens pourront aussi prolonger plus facilement certaines ordonnances, sans restriction quant aux délais, comme c’est le cas actuellement. Ils pourront également administrer certains médicaments et réaliser des prélèvements et prescrire ensuite un traitement à la suite d’un prélèvement positif : par exemple, prescrire un antibiotique après un résultat positif au prélèvement dans la gorge du streptocoque A.

À cela s’ajoute l’évaluation de certains problèmes de santé courants et la prescription des traitements appropriés.

Dans la région

L’info s’est entretenu avec Marianne Rensonnet, pharmacienne à la succursale de Familiprix de Mont-Tremblant. « C’est vraiment une excellente nouvelle, on est très enthousiastes ici. On souhaite que le projet de règlement soit adopté rapidement. C’est un outil de plus pour mieux servir notre clientèle locale qui est souvent orpheline d’un médecin de famille. Ce sera une charge de travail additionnel, c’est certain, mais ici on serait prêt à engager plus de personnel si nécessaire. »

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