Une cavalière des Laurentides remporte la Coupe des Éleveurs

  • Publié le 4 août 2023 (Mis à jour le 22 mai 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Martin Dumont

Cet honneur, la cavalière l’a mérité à l’épreuve de la course de barils avec sa complice Chicks, un cheval de 4 ans qu’elle a elle-même entrainée dans le ranch familial des Laurentides. « Moi j’aime ça apprendre à un cheval. Je n’aime pas ça quand le cheval est tout prêt et que j’ai juste à m’asseoir dessus », annonce Jade Guimont.

Pour les néophytes, précisons que la course de barils consiste en une course sans saut dans laquelle le cavalier doit contourner des barils le plus rapidement possible sans les faire tomber. « Ça prend de l’adresse et de la précision », mentionne la championne.

Une passion

Débutant dans le domaine des sports équestres à l’âge de 9 ans, la jeune femme de nature téméraire est rapidement devenue accro à l’adrénaline que lui procure la compétition. Aujourd’hui, elle élève et entraine de jeunes chevaux dans le but de les faire progresser. « L’entrainement des poulains commence à un an. Au début, on le fait longer, comme avec une laisse pour qu’il trotte et qu’il galope. À partir de 2 ans, on embarque dessus, puis on commence les manoeuvres après quelques mois de pause ».

Selon Jade, ce qui est le plus difficile dans l’entrainement des chevaux c’est de garder son calme en toutes circonstances. « Quand ils sont jeunes, ils apprennent vite, mais ils font tout le temps des erreurs. Ça prend beaucoup de patience et de discipline. On apprend beaucoup sur nous à travers eux », remarque la passionnée.

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Jade et Chicks, très concentrées lors d’une épreuve de la course de barils. (Photo- Salomé Provencher)

En symbiose

Ce défi de pouvoir maîtriser ses émotions et d’apprendre à mieux connaître sa monture chaque jour devient primordial quand vient le temps de prendre part aux compétitions. « Parfois avant la course, je suis stressée. Les chevaux le sentent et ça paraît dans mes performances. J’apprends encore. Mais j’ai travaillé très fort en entrainement avec elle (Chicks) deux semaines avant cette compétition, on commence à se comprendre un peu plus », confie la jeune femme qui compte bien remporter d’autres concours équestres.

Pour cette raison Jade Guimont croit que sa bourse 21 000 $ pourrait améliorer ces conditions d’entrainement, notamment en achetant de l’équipement et du matériel de rétablissement pour Chicks. « Les pattes des chevaux travaillent fort, on arrive à pleine vitesse et on fait presque des arrêts complets pendant les virages. Il y a de nouvelles technologies pour aider à réduire l’inflammation des articulations, ça aide à la récupération des chevaux », précise-t-elle.

Une championne

En ce qui concerne Chicks, Jade décrit sa monture comme la meilleure de son écurie. « Chicks est très athlétique, mais elle est douce et délicate avec les humains. Elle est très relaxe avant la course, mais quand vient le temps de courir, elle est capable de foncer ».

À ceux qui voudraient commencer les compétitions équestres, Jade suggère d’abord de bien s’entourer et de ne pas se mettre trop de pression. « Il faut avant tout s’amuser. Après tout, c’est juste un sport », philosophe la jeune femme.

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