Quand la rivière sort du lit, la Rouge serre les dents 

  • Publié le 21 avr. 2026 (Mis à jour le 28 avr. 2026)
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Rivière-Rouge le 20 avril.
(Photo Medialo - Ronald McGregor)
Rivière-Rouge le 20 avril. (Photo Medialo – Ronald McGregor)

La pluie diluvienne mêlée à de fortes chaleurs en un court laps de temps la fin de semaine du 18 avril a poussé la rivière Rouge à sortir de son lit. 

À Rivière-Rouge, la rivière est sortie de son lit le 19 avril. Rejoint par <@Ri>L’info<@$p> deux jours plus tard, le maire Gilbert Therrien s’est dit satisfait du travail des équipes sur le terrain, d’autant plus que le cours d’eau avait baissé de 30 centimètres au moment où se tenait la conversation.

« On regarde attentivement la météo, car il semble que l’on aura de bonnes nouvelles, mais l’on prend ça une journée à la fois », affirmait le maire. Rappelons que dans la région, Rivière-Rouge s’avère souvent la localité la plus touchée par les crues avec La Macaza.

Crue d'une rivière
Vue de la rivière Rouge et l’école du Méandre.
(Photo Medialo – Ronald McGregor)

Toujours prêts 

Selon les projections de la Ville, le pic aurait été atteint plus ou moins vers midi le lundi 20 avril. Gilbert Therrien sait très bien que les lacs ne sont pas « calés » (même en date du 27 avril) et que, comme on le dit souvent en ces temps-ci, chaque année quand la rivière s’amuse, « il y a encore deux pieds de neige dans les bois au nord de L’Ascension ». 

Rivière-Rouge, comme L’Ascension (cette dernière étant toujours aux premières loges lorsque la rivière fait des siennes au printemps), a décrété le 19 avril l’état d’urgence pour une période de 10 jours. 

Un pont où l'eau frotte le tablier
Le tablier du pont Côme-Cartier à Rivière-Rouge le 20 avril.
(Photo Medialo – Ronald McGregor)

L’Ascension presque isolée 

Le maire de L’Ascension, Jacques Allard, affirmait le 21 avril au journal que l’on attendait toujours que la crue s’estompe.  « Au niveau des maisons, nous n’avons pas été très affectés. Nous avons eu cinq résidences où il a fallu intervenir avec des sacs de sable », explique-t-il. Et des évacuations? « Oui, quelques évacuations, mais l’on a protégé surtout des habitations. Vous savez, notre topographie est bien différente de Rivière-Rouge, où l’on retrouve des rues en zones inondables », rappelle l’élu.

M. Allard revient sur la nuit du 18 au 19 avril où, pendant des heures, une pluie diluvienne a mené la rivière à sortir de son lit. La neige, déjà compactée par d’autres pluies, laissait ruisseler la diluvienne rapidement vers la rivière Rouge. En trois ou quatre heures, cela a suffi à ce que l’eau se dirige rapidement vers Rivière-Rouge. 

« Ici, la pluie a fait déborder le ruisseau Jaune, que plusieurs ont découvert pour la première fois! », s’exprime en blaguant le maire. « Puis, il y a eu des dommages importants sur les chemins, car la rivière a atteint un sommet historique, dit-on. Des chemins fermés, oui, mais le pire, c’est que si le ministère des Transports fermait le pont Jaune, L’Ascension était isolé. »

Haute rivière
(Photo Medialo – Ronald McGregor)

Des évacuations? « Oui, quelques évacuations, mais l’on a protégé surtout des habitations. Vous savez, notre topographie est bien différente de Rivière-Rouge, où l’on retrouve des rues en zones inondables », rappelle l’élu. 

À Labelle, un répit 

Pour la mairesse de Labelle, Vicki Émard, même si l’eau avait reculé de 30 cm en 24 heures le 21 avril, il ne fallait pas encore crier victoire. Ce n’est qu’un répit, a-t-elle dit à <@Ri>L’info<@$p>, espérant que la suite se fasse en douceur.

Quand le journal demande une mise à jour quelques jours plus tard, la mairesse souffle : « Tout d’abord, comparativement à Rivière-Rouge et L’Ascension, on est vraiment chanceux! Mais l’on a eu des dégâts. Des chemins ont été fermés, certains le sont encore. On a évacué une dizaine de propriétés. »

Les équipes de Labelle s’activent toujours sur le terrain, les Travaux publics effectuent les réparations nécessaires pour la sécurité.

Ajoutons qu’à l’extrémité nord de la municipalité, sur la route 117, les résidences « y ont goûté », comme dit la mairesse.

Maisons inondées
Des résidences aux abords de la 117 à Labelle ont connu la crue.
(Photo Medialo – Ronald McGregor)

 

Maisons inondées
Deux résidences inondées et coincées entre la rivière Rouge et la route 117.
(Photo Medialo – Ronald McGregor)

Le pont couvert tient le coup

Le pont couvert de La Macaza a presque été frappé de plein fouet par les eaux de la rivière. Le maire suppléant, Benoit Thibault, écrivait ces mots sur les réseaux sociaux à propos de la somme de travail de la Municipalité : « Nous avons aussi tout fait pour venir en aide aux personnes en situation de vulnérabilité, en conjonction avec la régie du Service de Sécurité Incendie de la Vallée de la Rouge (SSIVR), la SQ et le ministère des Transports. »

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