Les systèmes de conduite autonome seraient moins performants que les humains

  • Publié le 28 juin 2024 (Mis à jour le 22 mai 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Médialo

Malgré les promesses de sécurité et d’efficacité, les systèmes d’aide à la conduite automatisés semblent encore loin de pouvoir remplacer totalement les conducteurs humains. Une étude récente, publiée dans Nature Communications, met en évidence les limites actuelles de ces technologies, notamment dans des situations critiques comme les virages et la conduite à faible luminosité.

Les ombres et le crépuscule

L’analyse, basée sur plus de 37 000 accidents, révèle que les véhicules conduits par des systèmes automatisés sont cinq fois plus susceptibles d’être impliqués dans des collisions au lever ou au coucher du soleil par rapport aux véhicules conduits par des humains. Dans les virages, le risque est deux fois plus élevé.

Ces chiffres alarmants s’appuient sur l’examen de 35 000 accidents qui impliquaient des conducteurs humains et de 2 100 accidents avec des systèmes automatisés actifs. L’étude pointe du doigt plusieurs faiblesses inhérentes aux technologies actuelles. Les caméras et les capteurs, éléments clés des systèmes automatisés, peinent à s’adapter à des conditions de luminosité difficiles. Les ombres matinales ou crépusculaires peuvent être interprétées à tort comme des objets, tandis que les variations de lumière perturbent les algorithmes et créent de la confusion au sein du système.

De plus, les objets situés dans les zones d’ombre risquent de ne pas être détectés du tout, ce qui se traduit par des freinages tardifs, des manœuvres d’évitement inefficaces ou une absence totale de réaction face à des obstacles potentiels.

Les virages

Les virages constituent un autre défi majeur pour les systèmes automatisés. La conscience de la situation, élément crucial pour une conduite sûre, semble faire défaut à ces technologies. Les capteurs et les caméras ont une portée limitée et ne parviennent pas à appréhender l’ensemble des obstacles présents dans un environnement dynamique comme une intersection.

Un humain, en revanche, peut anticiper un danger, comme un épais brouillard à plusieurs centaines de mètres, et prendre les mesures nécessaires pour l’éviter, tandis qu’un véhicule autonome poursuivrait sa route à vitesse constante.

L’analyse des actions entreprises avant les collisions corrobore ces observations. Les véhicules sous contrôle autonome, pour la plupart, maintenaient une trajectoire rectiligne et une vitesse constante jusqu’à l’imminence de l’impact, contrairement aux véhicules conduits par des humains qui montraient une plus grande propension à ralentir et à changer de voie pour éviter l’accident.

L’étude révèle donc qu’il est toujours nécessaire que l’humain garde le contrôle de ses déplacements, du moins avec la technologie actuellement offerte sur le marché. Nature Communications termine en expliquant que les systèmes d’aide à la conduite peuvent apporter un certain confort et une assistance précieuse aux conducteurs, mais il demeure essentiel que l’humain reste conscient de ses limites et ne pas se fie aveuglément à l’automatisation.

EN RÉSUMÉ

  • Les systèmes automatisés sont cinq fois plus susceptibles d’être impliqués dans une collision au lever ou au coucher du soleil.
  • Le risque est deux fois plus élevé dans les virages.

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