Le vapotage en hausse à l’École polyvalente Saint-Joseph de Mont-Laurier

  • Publié le 7 juin 2023 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
  • Lecture : 3 minutes
Maxime Ouellette

Le 31 mai dernier, une activité de sensibilisation au tabagisme était organisée par les éducatrices en prévention des dépendances à l’École polyvalente Saint-Joseph de Mont-Laurier. Selon elles, on observe depuis trois ans une hausse du vapotage chez les jeunes.
C’est dans le cadre du Plan génération sans fumée que les éducatrices en prévention des dépendances organisaient une activité de sensibilisation au tabagisme. On y célébrait en même temps la journée mondiale sans tabac, dans une ambiance de fête. On y soulignait aussi les efforts des jeunes pour éviter ou réduire leur consommation de nicotine.

Selon Claude Roussel, éducatrice en prévention des dépendances à l’École polyvalente, « On a développé une génération de fumeurs à cause de la vapoteuse ». Le vapotage est un phénomène apparu il y a environ trois ans à la polyvalente et selon l’éducatrice, sa popularité monte en flèche à vue d’œil.

Le vapotage

En tout, 1 115 élèves sur 1 286 ont répondu à un questionnaire sur le tabagisme et le vapotage en mai 2022. Le questionnaire révèle que 18 % des élèves de l’école vapotent chaque jour, alors que 54 % des élèves ont déjà consommé. En comparaison, c’est 26 % des élèves qui ont déjà fumé la cigarette, alors que seulement 3 % des élèves fument la cigarette chaque jour.

Le vapotage semble aussi populaire chez les filles que chez les garçons. Parmi les garçons, 52 % ont déjà vapoté, alors que le chiffre est de 57 % chez les filles. Le sondage montre aussi que l’âge moyen de l’initiation à la vapoteuse est 13 ans.

Le sondage révèle aussi que les consommateurs de vapoteuse sont plus nombreux à l’École polyvalente Saint-Joseph, comparativement à la moyenne québécoise. Néanmoins, Claude Roussel, note que « Ce n’est pas seulement à Mont-Laurier que ça s’est développé le vapotage ».

D’après Claude Roussel, la principale raison qui pousse les élèves à vapoter c’est l’acceptabilité sociale. « C’est pour s’intégrer, se faire des amis. C’est considéré cool de vapoter. En individuel, je rencontre les élèves et ils me disent tous qu’ils n’auraient pas fumé la cigarette si la vapoteuse n’avait pas existé. »

Plus discrète que la cigarette, la vapoteuse ne dégage pas de forte odeur, quoiqu’elle puisse dégager une odeur fruitée. « On voit des élèves qui vapotent à l’intérieur, notamment dans les toilettes ou encore dans les classes, en cachant leur vapoteuse dans leur manche. Souvent, les parents ne sont pas au courant que leur enfant vapote, puisque ça ne sent presque rien », mentionne Claude Roussel.

Vapotage et cigarette, du pareil au même?

La vapoteuse est-elle aussi nocive que la cigarette? Selon Claude Roussel, « Il y a beaucoup de produits chimiques là-dedans, comme du butane. La nicotine reste la nicotine, les champs de tabac sont les mêmes que la cigarette ». Quoiqu’il soit possible de trouver des vapoteuses sans tabac, l’éducatrice mentionne que celles-ci n’en sont pas moins nocives pour autant.

Comme la cigarette, le vapotage affecte le cardio. « À partir de secondaire 4-5, des jeunes font des demandes de services pour arrêter de vapoter. Ils se rendent compte lorsqu’ils font du sport qu’ils n’ont plus de cardio et qu’ils s’essoufflent vite ». L’école offre des services pour arrêter la cigarette, soit en groupe de soutien ou en consultation solo.

À l’aide d’un outil intitulé la Wax Pen, qui ressemblait initialement à un crayon à l’encre, certains élèves consomment du concentré de tétrahydrocannabinol (THC), communément appelé Wax. Toujours selon Claude Roussel, « Ça ressemble à une vapoteuse de nicotine. Certains élèves en consomment sans savoir ce que c’est, car un ami leur dit d’essayer et ils essayent sans se poser de question ».

Articles les plus consultés

Des travaux seront effectués sur la 117, près du kilomètre 187, dès le 21 septembre.
(Photo Médialo - Ronald McGregor)
Actualités

Des travaux le long de la 117 dès cette semaine

Les usagers de la route 117 au nord du secteur de Nominingue doivent s’attendre à des travaux dès le 21 septembre.
Le ravin de L’Ascension le 3 septembre. À gauche, quelques conduits et au centre, l’asphalte qui flotte sur la partie ravinée en dessous.
(Photo Pierre Dumontier)
Actualités

L’Ascension veut la réfection terminée pour novembre

Le maire de L'Ascension Jacques Allard est formel. Québec doit effectuer les travaux avant l'hiver.
Photo Unsplash
Actualités
Culture

Journées de la Culture: des activités au programme

Belle galette d'activités proposées pour la 30e édition des Journées de la Culture dans la Rouge.