Le SPEHR s’inquiète de la composition des classes dans les Hautes-Laurentides

  • Publié le 21 avr. 2023 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
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Le Syndicat du personnel de l’enseignement des Hautes-Rivières (SPEHR) croit que la réussite des élèves passe par une amélioration de la composition des classes. Il a récemment dénoncé le fait que les conditions de travail et de réussite des élèves seraient parfois inacceptables dans les Hautes-Laurentides.

Lorsqu’il a diffusé son communiqué de presse à la fin du mois de mars, le SPEHR effectuait une tournée dans les établissements du CSSHL afin de faire le point sur la présente ronde de négociation. 

Le président du SPEHR, Daniel Boisjoli, souhaite que la partie patronale explique publiquement l’état de la situation sur la composition des classes.

« Le CSSHL doit reconnaître qu’il n’applique pas sa propre politique relative aux élèves à risque, handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage », a-t-il déclaré. 

Selon lui, il y a des bris de services « dans bien des cas ». Il cite en exemple une classe à deux niveaux où 80 % des élèves auraient des plans d’intervention. « C’est ingérable pour l’enseignante, elle doit, très souvent seule, appliquer 194 des 217 mesures d’adaptation prévues aux plans d’intervention », dénonce-t-il. 

Un exemple qui ne serait pas un cas isolé selon la vice-présidente du SPEHR, Caroline Paquette. Elle remarque que les enseignants quittent la profession en proportion de 25 à 35 % après la première année de travail et jusqu’à 50 % après 5 ans. C’est sans compter ceux qui abandonnent alors qu’ils sont encore étudiants aux baccalauréats en enseignement au préscolaire et au primaire et en enseignement au secondaire.

« On ajoute maintenant le départ d’enseignantes et d’enseignants d’expérience qui quittent la profession 5 à 10 ans plus tôt pour la retraite, dit-elle. Quand on n’arrive pas à effectuer son travail de façon minimalement acceptable, on quitte… »

Réponse du CSSHL

À propos de la composition de la classe, la directrice générale du CSSHL, Julie Bellavance, explique qu’elle « se fait à la fin de l’année scolaire par l’équipe-école. Un groupe-classe est habituellement composé avec les enseignants concernés à partir des recommandations de leurs collègues de l’année précédente, celles des professionnels associés à l’école ou encore de partenaires associés. Ils effectuent cet exercice en équipe de façon à considérer différents éléments comme le nombre de plans d’intervention, d’élèves en année additionnelle ou d’élèves qui éprouvent des difficultés de comportement dans le but d’équilibrer les groupes ».

Une façon de faire qu’« il est impossible pour certaines écoles d’appliquer (…) en raison du nombre de groupes dans une école », observe Mme Bellavance. 

« Par exemple s’il y a juste un groupe de 5e années dans une école de village, tous les élèves de ce niveau seront regroupés dans la même classe. Aussi, pour différentes raisons, comme le départ ou l’arrivée de nouvelles familles, cette composition peut changer au courant de l’année. Si des changements majeurs sont observés dans la composition de la classe, la situation sera analysée avec la direction de l’établissement pour ne pas se rendre à une situation inacceptable. Il arrive toutefois que certains groupes ou certaines cohortes se démarquent et posent certains défis tout au long de leur parcours scolaire. »

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