Jaisalmer, le Tombouctou indien (Inde)

  • Publié le 14 oct. 2022 (Mis à jour le 22 mai 2025)
  • Lecture : 2 minutes

Sa muraille, renforcée de 99 bastions, englobe une impressionnante enceinte de cinq kilomètres. À Jaisalmer, on est au bout de la route. C’est le Tombouctou indien.

Même décrépis, les murs massifs, les portes fortifiées et hérissées de pointes meurtrières afin de repousser jadis l’assaut des éléphants, illustrent à quel point cette Carcassonne du désert était imprenable. Mais devant la présence ennemie et l’imminence de la défaite, les Rajpoutes assiégés dans leur forteresse choisissaient, plutôt que de se rendre, d’accomplir le rite suicidaire du johar.

Vue de la forteresse de Jaisalmer. (Photo Gérard Coderre)

Dans un geste désespéré, ils ouvraient les portes de la citadelle pour se jeter sur les assaillants et s’en aller vers une mort certaine pendant que leurs femmes allumaient un immense bûcher dans la cour du palais royal pour se jeter avec leurs enfants dans les flammes.

Des bhatts, sortes de bardes qui voyagent de ville en ville, racontent encore aujourd’hui les hauts faits glorieux des Rajpoutes et rappellent aux enfants les grandes traditions de ce peuple… à une époque ou plutôt que de se rendre à l’ennemi, on s’immolait par le feu.

Il y a peu de circulation dans cette ville qui nous ramène au Moyen Âge. Quelques vélos, des motos, des rickshaws… et des vaches sacrées qui prennent toute la place. À Jaisalmer, les vaches qui errent dans les rues semblent surpasser en nombre les habitants, donnant à cette ville du bout du monde des allures de gros village.

Éleveurs de bétail. (Photo Gérard Coderre)

Des havelis, ces résidences cossues sculptées dans la pierre et le bois pour de riches marchands à l’époque où Jaisalmer était sur le chemin des caravanes qui empruntaient la Route de la soie, en font un endroit unique.

C’est sans doute pour conjurer la rudesse et la monotonie du désert que les maisons sont décorées comme autant de coffres à bijoux ciselés et sculptés dans les moindres détails, et c’est sans doute pourquoi les turbans des hommes affichent des couleurs aussi intenses et éclatantes et que les femmes croulent littéralement sous le poids des bijoux même lorsqu’elles s’adonnent aux travaux des champs.

Gérard Coderre, résident de Saint-Adolphe-d’Howard, a visité plus de 150 pays avec son sac à dos. Passionné de voyages, de traditions et de découvertes, il adore parler de ses aventures. Chaque mois, il partagera des souvenirs avec les lecteurs de L’info.

Articles les plus consultés

Photo Médialo - Archives
Actualités
Faits divers

Les policiers frappent fort dans le secteur de Mont-Laurier

Arrestations en matière de lutte au trafic de stupéfiants et recel dans le secteur de Mont-Laurier.
Des travaux seront effectués sur la 117, près du kilomètre 187, dès le 21 septembre.
(Photo Médialo - Ronald McGregor)
Actualités

Des travaux le long de la 117 dès cette semaine

Les usagers de la route 117 au nord du secteur de Nominingue doivent s’attendre à des travaux dès le 21 septembre.
Un aperçu de l'assistance d'un Café citoyen à Rivière-Rouge.
(Photo Luc Lefevbre)
Actualités
Communauté

Le Café citoyen démontre que ça bouge ici

À ceux qui ne cessent de dire que c’est mort à Rivière-Rouge, constater l’inverse au Café citoyen.