L’aviation, une affaire de famille

  • Publié le 17 mars 2026 (Mis à jour le 17 mars 2026)
  • Lecture : 3 minutes
Jesse Ouellette, Noah Ouellette, l'instructeur Robert D'Astous et Norman Ouellette.
Photo Mary Radermaker
Jesse Ouellette, Noah Ouellette, l’instructeur Robert D’Astous et Norman Ouellette. Photo Mary Radermaker

Les membres de la famille Ouellette cultivent une passion commune : l’aviation. Récemment, le jeune Noah effectuait son premier vol solo à l’Aéroport de Mont-Laurier. L’info a profité de ce grand événement pour s’entretenir avec la famille.

« Enfin! », clame Jesse Ouellette, le père de Noah. « Ça fait longtemps qu’on attend ça. Depuis qu’il est haut comme trois pommes qu’il veut être pilote. C’est bon pour le cœur, ça me rend fier. On n’oublie jamais son premier vol solo. Il va s’en rappeler toute sa vie. »

Pour Noah, la passion de l’aviation est venue de facto. C’est ce qui arrive lorsqu’on grandit avec des avions dans la cour… Ça a été la même chose pour son père, qui affirme « être né pour être pilote ».  À travers Noah et Josh, son cousin, cette passion s’étend maintenant sur quatre générations pour la famille Ouellette.

« L’avion, c’est mon père. C’est lui qu’il m’a introduit à ça », explique Norman Ouellette,  père de Jesse et grand-père de Noah. « Ce que j’ai découvert, c’est que ce que j’aimais, surtout, c’était de faire vivre de grands moments aux gens »,  poursuit-il, précisant qu’il a effectué de nombreux voyages dans le Grand Nord avec des clients. « Ce que j’aime, c’est les grands espaces. En fait, l’aviation, c’est secondaire, dans mon cas. Ça surprend tout le monde. »

Dès leur jeune âge, ses quatre fils ont été initiés à l’aviation. « Jesse c’est un gars comme moi, c’est un manuel, un gars de bois. Les trois autres, ce sont des pilotes de ligne. »

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« On s’attache à notre avion. Ça a une personnalité. On ne s’en détache pas facilement, parce qu’on a vécu toutes sortes d’aventures en sa compagnie », partage au cours de l’entrevue Norman Ouellette. « Mais le plus difficile, en aviation, c’est de composer avec le mauvais temps. Ça prend un bon jugement, il faut s’écouter et se dire que la nature est plus forte que soi. » Les choses ont toutefois beaucoup changé depuis les années 1970 et 1980, estime le patriarche. À cette époque, les pilotes privés, souvent influencés par la pression imposée par la clientèle, prenaient plus de risque face à la météo. « Moi, j’ai perdu cinq de mes amis à l’intérieur d’un an. Cinq! On s’est dit qu’il y a quelque chose qu’on faisait qui ne fonctionnait pas. » Maintenant, les pilotes savent davantage « quand s’arrêter », affirme-t-il.

« Ça prend des heures, apprendre à piloter, mais ça prend des années pour savoir rester à terre », renchérit son fils Jesse. Il ajoute que des tests médicaux comportant notamment un examen général et un électrocardiogramme sont maintenant nécessaires à l’obtention et au renouvellement du permis de pilote.

Jesse, chef-pilote et PDG chez Air Mont-Laurier Inc. et son fils, Noah, aspirant pilote de brousse.

 

« On s’attache à notre avion. Ça a une personnalité. On ne s’en détache pas facilement, parce qu’on a vécu toutes sortes d’aventures en sa compagnie. »

-Norman Ouellette

Petite histoire de la famille Ouellette…

Noah est le neuvième membre de la famille Ouellette à choisir la profession de pilote de brousse. Cette passion pour l’aviation remonte à son arrière-grand-père, Roger Ouellette, qui a initié ses fils Sylvain et Norman à ce milieu au début des années 1970. L’aîné, Norman, a vite compris que son esprit entrepreneurial et son amour pour la chasse, la pêche et le plein air ne correspondaient pas à la carrière de pilote de ligne : son ambition était plutôt de fonder sa propre entreprise. Son frère cadet, pour sa part, après avoir accumulé quelque 5 000 heures de vol en brousse, s’est ensuite tourné vers l’aviation commerciale, où il a connu une brillante carrière qui l’a mené à devenir commandant de bord d’un Boeing 747 à seulement trente ans.

De son côté, Norman a fondé l’entreprise Air Mont-Laurier Inc., qui est devenue le point d’ancrage professionnel de ses quatre fils et de deux de ses petits-enfants. Ainsi, durant les périodes de forte affluence et selon leurs disponibilités, les membres de la famille prêtent main-forte en assurant le transport des clients vers l’une ou l’autre des quatre pourvoiries exploitées par la compagnie. « Le père et ses quatre fils volant ensemble comme une escadrille ne se voit nulle part ailleurs au Canada, selon un chroniqueur en aéronautique de l’Ouest canadien », partagent fièrement Norman et Jesse Ouellette.

Lenny, commandant sur un Boeing 737 chez Nolinor en transition comme premier officier chez Air Transat, et Andy, commandant sur un Airbus 330 chez Air Transat.

 

Allan, commandant sur un Airbus 330 chez Air Canada.

 

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