Ski Hok, un secret (trop) bien gardé

  • Publié le 9 févr. 2026 (Mis à jour le 9 févr. 2026)
  • Lecture : 3 minutes
Photo: Altaï Skis Canada / Christyna Mérette
Photo: Altaï Skis Canada / Christyna Mérette

Hybride entre le ski de randonnée nordique et la raquette, le ski Hok – ou ski raquettes – adore la poudreuse et les sentiers hors-piste.

Peu connu – voire méconnu – le ski Hok commence à peine à percer dans les Laurentides. Le premier ski Hok a été conçu en 2009 par le Québécois François Sylvain et l’Américain Nils Larsen à travers leur marque Altaï Skis. Il est inspiré par les techniques de ski des chasseurs autochtones des monts Altaï en Sibérie : des skis courts et larges avec une peau de phoque intégrée, ils excellent dans la poudreuse. Pour les habitants des monts Altaï, ce sont des outils essentiels pour les déplacements et la chasse au cours des longs mois d’hiver.

Les skis d’aujourd’hui

Les skis Hok que l’on retrouve aujourd’hui sur le marché sont de courte longueur (125 cm ou 145 cm), ils sont dotés d’une peau de phoque synthétique facilitant les montées et les descentes. Ils ont été conçus pour une utilisation facile dans le bois et la montagne, ils allient flottaison et maniabilité, grâce à leur courte longueur, entre autres.

La peau d’ascension intégrée qui recouvre partiellement la base du ski permet de grimper avec facilité. Cette peau a également pour effet de ralentir le ski en descente et de le rendre plus facile à maîtriser comparativement à un ski traditionnel. Court et large, ce ski est facile à manœuvrer, il permet de se faufiler entre les arbres dans les secteurs boisés denses.

Marc André Lebuis distribue au Canada les skis de la marque Altaï, selon lui, la pratique de ce sport est synonyme de liberté absolue.

« Le Hok a besoin de neige vierge pour se déployer pour atteindre son plein potentiel. On a besoin d’un 5 cm de neige fraîche au minimum, si l’on sort des sentiers battus, si l’on s’en va dans la neige vierge, c’est là que le Hok déploie son plein potentiel. C’est quasiment devenu l’outil idéal pour se déplacer en forêt ici au Québec. »

Pas seulement récréatif

Le ski Hok ratisse plus large que la simple sortie récréative. M. Lebuis souligne que les commandes qu’Altaï reçoit proviennent de tous les horizons. « Ça part de l’école qui achète une flotte de ski pour ses étudiants, en passant par les Forces armées canadiennes ou les parcs régionaux ou provinciaux… Les travailleurs forestiers de l’Ouest canadien nous disent qu’ils se blessent moins en chaussant des ski Hok plutôt que des raquettes. »

Une activité orpheline

Rando Québec, anciennement connu sous le nom de Fédération québécoise de la marche s’intéresse au ski Hok. Pour son directeur général adjoint, Grégory Flayol, le ski Hok est à la croisée de plusieurs disciplines. « Bien que nous ne soyons pas la fédération officiellement responsable de ski Hok, nous reconnaissons cette pratique au sein de notre fédération, puisqu’il s’agit d’une activité orpheline. Nous ne détenons toutefois pas de mandat de développement spécifique du ministère de l’Éducation. Le ski Hok se situe à la croisée de plusieurs disciplines : il emprunte à la raquette pour la progression en terrain enneigé, au ski de fond pour la glisse sur le plat et au ski de montagne pour les sections en descente. Selon le contexte, il pourrait donc relever de plus d’une fédération », explique-t-il.

Où pratiquer le ski Hok dans les Laurentides?

Encore méconnue, la pratique du ski Hok est plutôt limitée dans la région, à moins d’avoir accès à un territoire vaste et enneigé avec du relief. Plusieurs adeptes le pratiquent toutefois sur les lacs. Pour une expérience hors pair, le Parc régional Montagne du Diable rend ses 55 km de sentiers de ski nordique accessibles aux adeptes de ski raquettes, on peut même louer l’équipement sur place.

Plus près de nous et bien qu’on n’en fasse pas la promotion, l’accès aux sentiers hors- pistes du Domaine Saint-Bernard demeure accessible aux amateurs de ski Hok, nous confirme Heather Johnston, sa directrice générale. Elle précise toutefois que pour se rendre aux sentiers hors-pistes, ceux qui chaussent des skis Hok devront emprunter des pistes damées pour les rejoindre. On demande donc aux skieurs d’utiliser la voie de patin plutôt que les tracés classiques, les skis Hok étant plus large, ces derniers pourraient abimer le traçage des pistes classiques. Les pistes accessibles aux amateurs de ski Hok sont : Draveurs, Lake, Lièvre, Paliers, Coureur des bois et Vénérables.

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