Comment interpréter l’œuvre de Francis Montillaud

L’œuvre de l’artiste Francis Montillaud qui fait maintenant partie de l’hôtel de ville de Rivière-Rouge.
(Photo Medialo - Ronald McGregor)
L’œuvre de l’artiste Francis Montillaud qui fait maintenant partie de l’hôtel de ville de Rivière-Rouge. (Photo Medialo – Ronald McGregor)

L’œuvre qui se trouve sur le terrain avant de l’hôtel de ville de Rivière-Rouge a son histoire. Elle respire la modernité et les citoyens sont en droit de savoir d’où elle vient. La voici la réponse par le créateur Francis Montillaud.

Francis Montillaud est un artiste avec un grand bagage de créations. Ses œuvres sont un peu partout admirées. Après un processus de sélection de la part d’un comité composé d’employés de la Ville de Rivière-Rouge, d’un architecte, d’une personne du ministère, l’artiste a été retenu.

Justement, comment s’arrête le choix d’un artiste, d’une œuvre ?

« Dans ce cas-ci, indique Francis Montillaud à L’info, vu que le budget est plus petit, nous étions deux finalistes, bien normalement c’est plus. Nous avons une banque de 10 images, que l’on peut renouveler chaque année, et le jury se penche sur ces images pour le choix de l’artiste. »

Vers 2023, l’artiste est appelé comme finaliste par le comité. On lui donne près de cinq mois pour préparer une maquette et produire un budget en conséquence. M. Montillaud se souvient d’avoir reçu 4000 $ pour cette étape.

« Après, j’ai présenté le tout durant une heure, maquette, échantillons, une proposition 3D ainsi que le budget à l’aréna de Rivière-Rouge. Puis, dans l’après-midi, le jury a arrêté son choix », ajoute l’artiste. L’œuvre coûtera environ 45000$.

La création de l’œuvre

Alors, passons à l’œuvre et sa création. Francis Montillaud explique que généralement il fait la grande partie de ses œuvres, mais certaines autres ne sont pas sa tasse de thé, comme, justement, l’œuvre de l’hôtel de ville où il a demandé de l’aide pour les plans et les coupures de laser. Ce fut une œuvre que l’artiste dit y avoir investie beaucoup en un an.

« Oui, car il y a beaucoup de pliage d’aluminium, de soudure, de cintrage… c’est comme de la ferblanterie. C’est technique comme œuvre. Puis, il y a la peinture. Ce fut un long travail avec des assistants », souffle tranquillement celui qui a adoré Rivière-Rouge lors de son passage afin d’analyser les travaux.

Accueillir le public

Qui prend quelques minutes pour regarder l’œuvre en place depuis presque six mois y découvre un autre regard sur l’environnement local.

« Rapidement, disons que c’est le jury, le comité de sélection qui a décidé de la position de l’œuvre, du lieu. Il voulait une œuvre signalétique, qui accueille le public à l’entrée du bâtiment. J’ai donc pensé à un empilement de cinq roches, de la préhistoire où l’homme a marqué des lieux importants sur des sentiers et le bord de la rivière. J’ai donc pris l’empilement de cinq roches, donc l’équilibre est tenu par une pierre de couleur or et qui tient le tout en équilibre. »

Devant l’œuvre, le tracé de la rivière Rouge scinde le tout en deux.

« J’ai pris une carte et tracé son parcours. La pièce dorée, c’est la place de l’hôtel de ville par rapport à la rivière. Le but en fait, c’était d’apporter une cartographie des lieux dans une sculpture », pour M. Montillaud.

C’est en fait comme une mise en abyme de géolocalisation.

Après cette composition, il reste à l’artiste que de recomposer le tout en aluminium qui repose sur une base de pierre qu’il a aussi conçu.

Un maire qui aime

Le maire de Rivière-Rouge, Gilbert Therrien, aime l’œuvre, mentionne-t-il au journal. « Du moment où l’on sait ce qui a derrière l’œuvre, ça laisse une autre dimension. Il faut aussi savoir qu’il y a un bien petit canot, que beaucoup de gens ne voient pas ! »

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