De plus en plus présentes dans les rayons de la SAQ, dans les épiceries de quartier, ou dans n’importe quel supermarché, les boissons sans alcool inspirées des spiritueux font bien des promesses. Mojito, amaretto, téquila, rhum ou encore limoncello : nous avons soumis une sélection de produits à un test à l’aveugle pour vérifier si l’illusion tient vraiment la route… et surtout si le plaisir est au rendez-vous.
Avec L’Esprit des Caraïbes, Noroi a décidé de s’attaquer à un monument du monde des boissons alcoolisées : le rhum. Bien qu’étant une version sans alcool, L’Esprit des Caraïbes a de quoi dérouter les habitués. En effet, au nez l’illusion est parfaite. L’odeur signature de cette boisson est parfaitement reproduite et a de quoi plaire.
La dégustation, quant à elle est plus déroutante. En effet, peu familier du respect des consignes, je décide de goûter et faire goûter cette boisson pure (sans mélange avec une liqueur). Aux premières gorgées, les personnes désignées pour ce test à l’aveugle, parlent immédiatement de rhum, parfois même un côté « shooter ». Pourtant, cela peine à trouver son public. Je comprends alors que cette boisson est faite pour être dégustée mélangée. Nous ajoutons alors du coke et là, la magie opère : la boisson est bonne et trouve son public.
Concernant l’effet « illusion alcool », les avis sont aussi partagés : certains pourraient clairement croire à une boisson alcoolisée, tandis que d’autres sentent rapidement qu’il manque la chaleur typique d’un vrai rhum. De mon côté, je me place clairement du côté de ceux chez qui cela fonctionne. J’aime ça et j’y regoûterai mais cette fois-ci avec du lait de coco et de l’ananas. Ce qui est sûr, c’est que le rhum sans alcool de la marque Noroi ne laisse personne indifférent.
Le Gin Fizz concombre et citron, Roméo’s Gin a de quoi plaire au plus grand nombre. Et pour cause, il s’agit d’une boisson qui se place clairement dans la gamme des prêt-à-boire pour l’été. Bien que cette boisson ait été dégustée en plein janvier québécois, le test est plus que concluant : tout le monde aime cette proposition qui évoque clairement l’univers du gin, mais dans une version plus légère et désaltérante. Les avis se rejoignent d’ailleurs sur une boisson aromatique sans excès (sûrement l’effet concombre).
Mais pourrait-on penser qu’il s’agit d’une boisson alcoolisée à la base? De ce point de vue, il y a consensus. Il faut dire que je pourrais remplacer n’importe quel soda par cette boisson tant elle ressemble à une limonade légère. Mais, quand on prend le temps de se concentrer sur les saveurs, on retrouve ce goût typique du gin.
Alors, avec la belle saison qui approche (trop lentement, donc soyons patients), soyez certains de retrouver ce Gin Fizz concombre et citron au bord des piscines ou lors des soirées d’été. Entre amis, à l’apéritif, elle saura parfaitement trouver sa place et satisfaire tous les palais.
Si on aime le goût d’une slush à la fameuse framboise bleue (on cherche toujours où pousse ce fameux fruit), on aime forcément le gin limonade framboise bleue de la Distillerie 3 Lacs. Mais alors, pourquoi parler d’une boisson gourmande? Par sa couleur qui interpelle, par son odeur qui donne envie de manger des bonbons et enfin par son goût, qui a tout sauf celui de l’alcool. Une boisson quelque peu déstabilisante quand on regarde les résultats du test à l’aveugle : certains évoquent le gin, d’autres davantage une boisson fruitée, presque ludique, quelque chose que l’on pourrait boire à l’adolescence.
Ce produit surprend et séduit par son originalité, même si ce n’est clairement pas le but premier d’une boisson qui est censée imiter un cocktail. Et pourtant, la dégustation remporte tous les suffrages. On se voit la partager au cours d’une soirée entre amis ou lors d’un événement estival, avec la certitude de passer un bon moment rafraîchissant.
Quand on aime l’été et les apéritifs en terrasse, impossible de passer à côté du Spritz, ce cocktail qui a de quoi rendre fou n’importe quel mixologue tanné de préparer toujours la même boisson (coucou le mojito). Un mélange d’Aperol et de vin pétillant qui a de quoi séduire le plus grand nombre quand il est proposé sans alcool.
C’est en tout cas un pari réussi pour la marque Noa et son apéritif italien sans alcool. En effet, dès les premières gouttes ingérées, l’illusion d’un spritz est parfaite. Sans aucun suspense : les testeurs ont directement la référence, tant les bulles, l’amertume et les notes d’agrumes sont présentes. En une gorgée, on est transporté en Italie, un verre à la main face au Colisée. D’ailleurs, ce qui ressort en priorité dans les réponses reçues tient dans un élément : c’est une alternative conviviale, pensée pour passer une bonne soirée estivale sans exclure ceux qui ne boivent pas d’alcool (et ils sont de plus en plus nombreux).
L’apéritif italien Noa est donc un sans alcool efficace et clairement fait pour les grandes tablées et les verres qui s’entrechoquent au son des cigales.
Parmi les cocktails préférés des Québécois, le gin tonic se défend bien. Qu’en est-il de sa version sans alcool proposé par la Distillerie Appalaches Alphonse? Et bien, cette dernière est clairement réaliste et appréciée. Pas question ici d’une boissons fruitée prête-à-boire, d’un simili cocktail… juste le gin dans sa forme la plus simple mais aussi la plus efficace. Et sur ce point, plusieurs testeurs de notre banc d’essai semble s’accorder : l’amertume du tonic et les notes herbacées du gin rappellent un vrai gin tonic.
L’effet « illusion alcool » est d’ailleurs l’un des plus convaincants de ce test à l’aveugle tant la boisson réussit à installer un doute, surtout pour ceux qui connaissent bien le cocktail original. C’est crédible et vraiment travaillé pour remplacer un alcool fort.
Limonzero Pallini (l’une des rares boissons non québécoises de ce banc d’essai) nous plonge lui aussi au cœur de l’Italie. Et cela fonctionne à la perfection tant l’illusion est bonne. La boisson est fraîche, citronnée, et l’on retrouve même, en bouche, cette sensation de chaleur propre aux boissons alcoolisées. Pour être totalement transparent : tout le monde à la rédaction aurait aimé rapporter la bouteille à la maison.
Bien que l’effet « illusion alcool» ne soit pas le fort du Limonzero Pallini, la boisson répond à sa promesse : offrir une véritable alternative au Limoncello sans forcément vouloir reproduire coûte que coûte l’alcool.
Enfin, côté moments de consommation, le consensus est net : été, chaleur, pause rafraîchissante, fin d’après-midi. On imagine bien le tableau : un verre tout juste sorti du congélateur, la bouteille de Limonzero sur laquelle perle des gouttes d’eau fraîche, un jardin, un feu de camp… Bref, une journée d’été idéale sans les méfaits de l’alcool.
Qui dit été et boissons estivales dit forcément mojito. C’est pourquoi les versions sans alcool de ce cocktail trouveront sans problème leur public lors des beaux jours. Preuve que les marques croient au potentiel de ce type de mélange : Roméo’s Gin vient de sortir une nouvelle version de son mojito au melon d’eau. Pour ce test, on a aussi ajouté celui de chez Noroi à la framboise. Dans les deux cas, la référence est immédiate : on reconnaît le mojito. Menthe et citron dominent tandis que le potentiel rhum se fait désirer. Mais pas certain que ce spiritueux soit l’élément le plus recherché par les amateurs de ce type de boisson.
C’est pourquoi l’effet « illusion alcool » est assez peu présent chez les testeurs. Mais là n’est pas l’essentiel, car ces deux cocktails sans alcool misent avant tout sur le plaisir et la fraîcheur. Elles sont d’ailleurs perçues par les testeurs comme de véritables alternatives pensées pour accompagner un moment entre amis plutôt que pour imiter fidèlement l’alcool.
Avec la Téquila Noroi associée au jus d’orange, le test de dégustation est entré dans un moment assez particulier. Les testeurs et moi-même étions assez partagés car, au nez et au goût, il y a eu débat. Commençons par l’aromatique. Pas de doute, c’est une téquila (enfin presque puisqu’elle ne contient pas d’alcool). On reconnaît l’agave et cette odeur spécifique.
Parlons maintenant du plus clivant : le goût. Loin d’être mauvaise, cette boisson n’est pourtant pas la plus réussie si on tente de la comparer avec la téquila. Si certains saluent une tentative audacieuse dans leur réponse au test à l’aveugle, d’autres trouvent l’équilibre plus délicat, notamment dans l’association avec le jus d’orange. Si notre erreur est d’avoir mélangé cette boisson avec de l’orange, la version nature n’est guère plus convaincante car, bien qu’agréable à consommer, l’illusion n’est pas la plus flagrante.
Alors, que penser globalement de cette proposition? Elle s’adresse clairement à des curieux, prêts à sortir de leur zone de confort. À consommer lors d’un apéritif ou pour surprendre, elle saura sans doute trouver son public.
Soyons directs et honnêtes : l’Amaretto Noa a mis tout le monde d’accord. Dès les premières gorgées, les testeurs ont instantanément reconnu la référence : l’amaretto. Il faut dire que le goût de l’amande est là, on y ressent presque un arôme de café. Certains se sont même demandés si c’était vraiment un produit sans alcool ou un véritable amaretto. Bluffant donc!
Contrairement à d’autres boissons testées au cours de cette journée, celle-ci est loin d’être clivante. L’Amaretto Noa séduit par son équilibre et sa rondeur. Bon, elle est certes sucrée, voire très sucrée, mais rien d’anormal tant son équivalent alcoolisé est sucré aussi. Il s’agit donc d’une alternative crédible, très crédible. Concernant les moments de consommation évoqués lors du test, il ressort qu’on aurait tendance à boire cet amaretto en fin de repas, dans des moments calmes, ou même lors de discussions autour d’un feu.
Ce qui est certain avec la sangria rouge Noroi sans alcool, c’est que ce n’est pas une boisson faite pour être bue seule. Elle se partage car elle a ce petit truc qui donne envie de faire la fête. D’ailleurs, à la dégustation, les testeurs parlent sans détour (et sans forcément nommer directement la sangria) d’une « boisson aux notes de fruits rouges », « légèrement épicée » et « accessible ». Certains compareront même cette boisson à du punch aux fruits ou à un jus de framboise légèrement alcoolisé.
Ce qui ressort aussi des réponses, ce n’est pas forcément le fait que cette sangria cherche à imiter l’alcool, mais plutôt qu’il s’agit d’une boisson à partager. Côté usage, le test est clair : il s’agit d’un breuvage fait pour les repas entre amis, les barbecues, les soirées d’été, les grandes tablées où tout le monde se sert. Un sans-faute donc pour cette boisson qui respecte ce qu’on attend d’elle.
Je ne sais pas l’expliquer, mais quand on parle de boisson sans alcool, je pense immédiatement à la bière. C’est pourquoi il nous était impossible de terminer ce test à l’aveugle sans goûter aux bières Boréale sans alcool, en version blonde et IPA. Et je peux vous le dire : l’exercice est plutôt réussi tant nous avons tous été immédiatement convaincus. Tout est là, à la vue, au nez et au goût, on retrouve tous les codes de la bière : mousse caractéristique, amertume, odeur de houblon, fraîcheur…
Mais parlons de ces deux propositions. La blonde est sans surprise et pourrait même faire partie du quotidien d’un amateur de bière qui souhaite faire une pause sur l’alcool. L’IPA, quant à elle, s’adresse encore plus à tous ceux qui aiment les bières avec du caractère. Concernant les conditions dans lesquelles déguster ces bières bien fraîches, les répondants de notre test évoquent : un 5 à 7 après le travail, devant un match de hockey ou simplement autour d’un barbecue.
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