Transport collectif. la MRC dénonce les compressions

  • Publié le 3 févr. 2026 (Mis à jour le 3 févr. 2026)
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Après avoir appris que le gouvernement provincial faisait des compressions au niveau de son Programme d’aide au développement du transport collectif (PADTC), les MRC des Laurentides et des Pays-d’en-Haut se disent inquiètes, voire même choquées de devoir faire face à cette nouvelle réalité.

« On n’est pas bien contents!, a lancé le préfet de la MRC des Laurentides, Marc l’Heureux. C’est l’annonce du ministère des Transports. Ils ont donné les budgets et ça a occasionné une baisse dans nos revenus potentiels dans notre budget. En réalité, ils ont coupé 200 M$ sur un budget 1,2 G$ environ. C’est beaucoup et ça affecte plusieurs régions. »

Les MRC et autres instances croient que la décision de couper des fonds fragilise le maintien des services de transport collectif offerts à la population par l’organisme Transport adapté et collectif des Laurentides (TACL), un service partagé par les MRC des Laurentides et Pays-d’en-Haut.

« Là, il va falloir prévoir des budgets supplémentaires pour 2027. C’est un choix qu’il va falloir faire. Est-ce qu’on est capable de payer une augmentation de 40% des quotes-parts? », se demande le préfet.

En effet, les MRC s’attendaient à recevoir un financement équivalent à celui prévu dans la précédente mouture du programme, ce sont donc plutôt 750 000 $ qui feront défaut pour la période allant du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2027.

 

Services interrompus?

M. L’Heureux tient à conserver des services de transport en commun dans la MRC. « Ça fait partie de nos plans stratégiques. Je pense que c’est au-delà de moi. On croit à nos services de transport. C’est un service qui sert à la population. Tous les spécialistes nous disent, en développement durable, en mobilité, qu’il faut mettre l’emphase sur le transport en commun.»

Ce dernier poursuit en exprimant de nouveau son incompréhension. « Je ne comprends pas pourquoi on coupe quand on s’attendait à des augmentations d’une certaine façon, ajoute M. L’Heureux. Tous les spécialistes nous disent qu’il veut aller vers là ( transport en commun) et là il y a une coupe comptable du gouvernement par manque de vision. Ça n’a pas d’allure!  En plus, on avait des prévisions pour 2025 qu’on a faites en 2024 selon leurs recommandations. Là ils nous arrivent un an plus tard en coupant le budget qu’ils nous avaient promis en 2024. Bonjour la prévisibilité! »

M. L’Heureux reste confiant et croit que des solutions seront mises de l’avant sans devoir couper les services de transport à la population.

Ainsi, les deux MRC demandent au gouvernement du Québec de rétablir les sommes retranchées et d’ouvrir la discussion sur des mécanismes de financement durables et adaptés aux réalités régionales.

Même son de cloche du côté de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) qui, par voie de communiqué, affirme que : « Le transport collectif est un levier de développement partout au Québec. Des services ont été mis en place selon les règles du programme, mais leur avenir est aujourd’hui remis en question. Ce sont des services directs à la population qui se retrouvent menacés. Le gouvernement du Québec doit corriger la situation en rétablissant les sommes retranchées et en retirant les nouvelles contraintes qui freinent le Programme d’aide au développement du transport collectif », a affirmé Guillaume Tremblay, président de l’UMQ et maire de Mascouche.

 

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