Rivière-Rouge n’achètera pas Côme-Cartier

Les Résidences Côme-Cartier, maintenant en vente par son propriétaire.
(Photo gracieuseté)
Les Résidences Côme-Cartier, maintenant en vente par son propriétaire. (Photo gracieuseté)

Le maire de Rivière-Rouge confirme que la Ville n’a pas les moyens financiers pour acquérir le bâtiment des Résidences Côme-Cartier, sur la rue Labelle Sud, pour y aménager des logements à prix abordables.

Depuis un certain temps, la Ville souhaitait acquérir le bâtiment vieux d’une cinquantaine d’années qui, depuis sa fermeture, servait à prodiguer certains services dispensés par son propriétaire, le CISSS des Laurentides (CISSSLAU). La Ville ne pourra toutefois pas exaucer son souhait, du moins par sous les conditions avancées jusqu’ici par le CISSSLAU. 

La maire Gilbert Therrien revient donc à la case départ quant à ce projet d’acquisition, qui a toujours été un secret de Polichinelle.

« Il y a eu une résolution en juin de l’an passé qui était partagée, explique-t-il à L’info, mais elle a été adoptée disant que la Ville était d’accord à se porter acquéreur du bâtiment avec plusieurs conditions [le procès-verbal est disponible sur le site Web de la Ville]. L’une d’elles était le prix que le CISSSLAU allait nous demander. Au mois d’octobre suivant, en période électorale, l’offre du CISSS est tombée. »

Un enjeu social

Pour une raison inconnue, l’élu ne peut divulguer le montant demandé par le propriétaire. Reste qu’après l’élection du début de novembre, la Ville est revenue à la charge et le 3 décembre, une rencontre s’est tenue avec le conseil municipal afin de discuter, entre autres, du prix demandé. L’opinion fut unanime, remarque le maire ; la somme était trop élevée.

L’info a joint le CISSSLAU par courriel à ce propos.

« Lannée dernière, une firme indépendante a été mandatée pour établir la valeur marchande de la propriété. L’évaluation obtenue, soit près de 1 M$, constitue le point de départ de toute démarche ou négociation. Nous avons eu des échanges constructifs et transparents avec la Ville de RivièreRouge au sujet de leur intérêt pour le développement de logements abordables. Toutes les informations pertinentes leur ont été transmises afin de leur permettre d’évaluer pleinement leurs options », a déclaré Audrey Choquette, conseillère en communications pour le CISSS. « Nous sommes très sensibles aux enjeux de logement dans la région et nous reconnaissons limportance que revêt ce bâtiment pour la communauté de RivièreRouge. Cela dit, notre organisation doit également composer avec des besoins importants dentretien et damélioration de ses installations actuelles, le tout dans un contexte budgétaire limité. La vente dun immeuble représente donc une occasion de réinvestir dans les infrastructures de santé qui desservent lensemble de la population. »

Plusieurs échanges avec le CISSSLAU

La Ville n’a pas laissé le projet prendre l’eau à ce moment-là, car, à la suite de la rencontre en décembre, de nouveaux élus peu familiers avec le projet se questionnaient. Des échanges ont eu lieu entre le CISSS et le comité logement de la Ville, échanges auxquels le maire dit avoir participé trois fois. « C’est là que le CISSS nous a fait une offre trop élevée », explique-t-il. Notons que même si la Ville devenait propriétaire du bâtiment, elle devrait investir une somme considérable pour mettre le bâtiment aux normes. « C’est tout ça en fait qui pesait dans la balance. Mais nous avons reçu une lettre du CISSS qui nous indiquait que, le 19 décembre, il irait en appel de projets. Il fallait donc prendre une décision le 17 décembre », se souvient le maire. Le conseil a a donc adopté une résolution à cette date : quatre personnes ont voté en faveur, contre deux personnes en défaveur. La résolution a ensuite été envoyée au premier ministre du Québec.

Trop cher pour la Ville

Pour le conseil, même si on a décdié de ne pas aller de l’avant avec l’achat, il s’avère tout de même important d’y construire des logements abordables. « En fait, où l’on est d’accord avec ce projet, c’est qu’il ne faut pas sortir des sous des contribuables pour l’achat du bâtiment », poursuit le maire. Et pas question d’aller non plus dans un règlement d’emprunt qui ne ferait qu’augmenter le fardeau fiscal des citoyens.

 « Dans le cas du bâtiment de lancienne Résidence CômeCartier, aucune utilisation nest prévue à court ni à moyen terme. Cest pourquoi nous avons entrepris un processus visant à le mettre en vente et qui respecte les règles qui régissent les bâtiments excédentaires », a de son côté précisé le CISSSLAU.

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