Projet Colibri : petit, mais si important

  • Publié le 3 nov. 2026 (Mis à jour le 3 nov. 2026)
  • Lecture : 3 minutes
Au bureau de la Fondation St-Ignace-de-Loyola, le CA : André Roy (membre honoraire), Karine Smith (Colibri), Gaétan Courchesne, Niki De Paoli, Éric Fortin, Éric Lamouroux, Guy Duval (Colibri), Ginette Laliberté (membre honoraire) et Éric Desjardins. Caroline Perrault, était absente.
(Photo Médialo - Ronald McGregor)
Au bureau de la Fondation St-Ignace-de-Loyola, le CA : André Roy (membre honoraire), Karine Smith (Colibri), Gaétan Courchesne, Niki De Paoli, Éric Fortin, Éric Lamouroux, Guy Duval (Colibri), Ginette Laliberté (membre honoraire) et Éric Desjardins. Caroline Perrault, était absente. (Photo Médialo – Ronald McGregor)

Le projet Colibri est une initiative à la couleur humanitaire fondée dans la Rouge. Depuis près de deux ans, il vient en aide aux plus démunis de la région. Chapeauté par la Fondation St-Ignace-de-Loyola, il fait des miracles.

Le projet Colibri, qui œuvre auprès des gens dans la rue ou dans des logements insalubres dans les secteurs de La Macaza, Rivière-Rouge et Nominingue, a un visage que l’on connaît moins que celui du travailleur de proximité, Guy Duval, dont les services et l’expertise sont retenus par la Fondation. Non, l’autre visage aussi important, la face cachée, c’est Karine Smith.

C’est cette femme qui s’avère la bougie d’allumage de l’héritage laissé par Ernest Séguin, l’abbé-prêtre de la paroisse de Mont-Laurier décédé à Rivière-Rouge le 10 avril 2013 à l’âge de 82 ans.

« C’est le Fonds Ernest Séguin qui fut le premier à croire au projet Colibri et qui nous a principalement soutenus la première année », indique Mme Smith. « Eux auraient aimé que ce soit un projet pour toute la paroisse. »

Malheureusement, la distance à couvrir sur le territoire et le manque d’effectifs ne permet pas, du moins aujourd’hui, à répondre à ce souhait. Outre les trois localités citées, ajoutons que l’on vient en aide aussi à L’Ascension si les besoins sont présents.

Il n’est pas toujours évident de joindre cette clientèle démunie, errante ou itinérante, car certains sont littéralement stationnés dans la forêt et ce, malgré l’hiver.

Deux piliers

Tout comme la Municipalité de Nominginue, la Fondation St-Ignace-de-Loyola a retenu les services de Guy Duval. Ce dernier connaît le terrain et se veut le visage connu de cette misère. C’est par le Fonds que l’on rémunère le travailleur de proximité, et aussi par des dons, comme des localités de Nominingue et Rivière-Rouge.

Membre de la Fondation, Gaétan Courchesne, donne quelques détails sur le sujet.

« C’est Karine et Niki De Paoli qui trouvent les subventions auprès des organismes. Et nous, l’on paie les honoraires et le cellulaire de M. Duval », explique celui qui est aussi président de l’ADN.

Mais avant que le projet prenne forme, Karine Smith était déjà investie dans cette démarche, seule.

« Je faisais de la pastorale de rue et tout en étant sur ce CA pour la sauvegarde des valeurs chrétiennes. Donc, je connaissais déjà un peu la clientèle. L’arrivée du travailleur de proximité m’a donné du répit, car je ne pouvais pas travailler seule », explique-t-elle.

Faire de la prévention

Même si elle n’est plus souvent sur le terrain, Karine Smith accompagne régulièrement Guy Duval aux cafés-causeries qui se tiennent derrière l’église de Rivière-Rouge. Là, la clientèle est plus à l’aise pour se confier à eux. À ces rencontres, cafés et muffins sont servis pour ouvrir la discussion avec ceux qui ont besoin de conseils. « On ne dit pas non à ceux qui viennent pour briser l’isolement », indique Mme Smith.

Car la mission du projet Colibri c’est ça et bien plus encore. Et quand L’info demande à Karine Smith de présenter la mission de l’organisme, c’est à Guy Duval qu’elle cède la parole. Le premier objectif, c’est de faire de la prévention au niveau de l’itinérance, faire du repérage. La deuxième, c’est de s’occuper des personnes en situation d’itinérance, d’errance et d’extrême pauvreté et d’offrir de l’aide. D’ailleurs, dans la Rouge, ce sont les femmes qui sont plus nombreuses dans l’errance.

Pour Mme Smith et M. Duval, aider ces gens à intégrer un logement, manger trois repas, se prendre en main et se sentir inclus dans la communauté explique la raison d’être du projet.

« Au départ, affirme Guy Duval, le projet c’était d’éviter que des gens meurent de froid. C’est d’ailleurs la première chose que je vois sur le contrat de travail avec la Municipalité de Nominingue. » La clientèle de Nominingue est aussi moins visible que Rivière-Rouge, ce qui complique parfois le travail.

Colibri : volet communautaire

Le projet Colibri est le volet « communautaire » de la Fondation. Elle facilite la recherche de subvention.

« D’avoir quelqu’un sur le terrain qui va vers les gens, et de voir les gens aller vers lui pour se confier, car il est accessible » est mieux perçue par la clientèle , ajoute Karine Smith.

Si vous croyez qu’une personne a besoin d’aide et que le projet Colibri est tout indiqué pour cette personne, prière de joindre anonymement la Fondation au 873-654-2034. Le suivi sera fait rapidement. Le même numéro peut aussi servir pour un don à cette cause.

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