Marie Denise Pelletier : « Chanter est ma raison de vivre »

  • Publié le 6 oct. 2026
  • Lecture : 4 minutes
Laureen Peers
Photo Jean-Charles Labarre
Photo Jean-Charles Labarre

Quarante ans après son premier album, Marie Denise Pelletier n’a rien perdu de sa flamme. Avec Joe Bocan et Marie Carmen, elle reprend la route avec Pour une autre histoire d’un soir, un spectacle qui fera escale à Sainte-Agathe-des-Monts, à Terrebonne et à L’Assomption cet automne et cet hiver.

Quand le trio a mis fin à la tournée en 2024, les diffuseurs avaient encore deux ans de demandes pour le spectacle. Mais chacune des trois interprètes avait pris son envol en solo, et ce n’est que lorsque leur producteur a relancé l’idée qu’elles ont accepté de reprendre l’aventure. Le spectacle a alors été revu en profondeur : « Il y a à peu près 35, 40 % du spectacle qui a été changé, bonifié », précise Marie Denise Pelletier. Les grandes chansons et les incontournables du répertoire restent, mais les numéros de groupe ont été entièrement remaniés, question de continuer à surprendre le public. « Je ne suis pas le genre de chanteuse qui aime s’asseoir sur ses lauriers, j’aime les nouveaux défis », confie l’artiste. Le trio s’en est trouvé quelques-uns, question de souligner une complicité qui, ajoute-t-elle, reste intacte. 

Ces retrouvailles, Marie Denise Pelletier en parle avec une tendresse évidente. « On est comme trois petites filles de cinq ans », lance-t-elle à propos de ses retours avec Joe Bocan et Marie Carmen. Une complicité qu’elle attribue en partie au fait que toute l’équipe technique et les musiciens sont restés les mêmes depuis la première tournée. Alors que l’artiste craignait que l’engouement du public se soit essoufflé après deux ans d’absence. Il n’en est rien : « C’est la folie. » 

Un hommage, une complicité intacte 

Le spectacle rend aussi hommage à l’auteur-compositeur Germain Gauthier, avec qui les trois interprètes ont toutes travaillé et qui est disparu récemment. « On connaît plus ses chansons que lui », note Marie Denise Pelletier, qui tenait à nommer son nom et à rappeler son legs : 35 chansons numéro un au Québec. « C’est un grand créateur. C’était un ami, aussi. » 

Les premières représentations se sont bien déroulées, fébrilité de rigueur malgré les répétitions. Selon l’artiste, c’est ce naturel, cette sincérité assumée jusque dans les petits pépins de scène, que le public vient chercher : « On est trois poulettes qui approchent de 70 ans. Moi, je suis la plus jeune. Disons qu’on a quand même pas mal d’énergie pour notre âge », dit-elle en riant, avant d’ajouter : « Les gens embrassent tout ça, de nous voir aller encore avec nos chansons qu’ils aiment bien et notre complicité. » 

Ce même public la suit depuis des décennies, malgré ses détours en solo au fil des ans. « J’ai été un peu infidèle, je me suis attaquée à toutes sortes de répertoires pendant 45 ans », reconnaît-elle. Mais l’accueil, dit-elle, n’a jamais faibli : « Que les gens reviennent avec autant d’accueil, à bras ouverts… tu les entends crier, tu les entends chanter. C’est une célébration à chaque fois. Merci la vie. » 

« C’est le public qui crée l’ambiance » 

Pour tenir la route sur une tournée aussi longue, l’équipe a dû revoir le rythme. Fini les six ou sept représentations par semaine du début de carrière : le trio s’en tient maintenant à trois spectacles hebdomadaires. « En prenant de l’âge, récupérer prend plus de temps », admet Marie Denise Pelletier, qui profite de ses journées de congé pour se reposer. 

Chanter au Théâtre Le Patriote de Sainte-Agathe-des-Monts a pour elle une saveur presque mythique : « C’est comme si on entrait dans l’histoire. » Mais qu’elle soit à Sainte-Agathe, à Terrebonne ou ailleurs, c’est moins la salle que le public qui fait la différence, insiste-t-elle : « C’est avant tout le public dans la salle qui crée cette ambiance. Et à date, il n’y a pas une salle qui a été plate. » 

Ce qu’elle souhaite à ceux qui viendront la voir cet automne et cet hiver est simple : « Qu’ils soient touchés. S’ils repartent avec quelque chose de plus dans le cœur, alors c’est mission accomplie. » 

Quarante ans de scène 

Son premier album est sorti en 1986, quarante ans cette année. Avec le recul, elle mesure combien le temps a filé. « J’ai fait des tonnes de choses, mais avec le recul, aujourd’hui, je me dis que la vie passe trop vite. Quand on aime la vie, ça passe trop vite. » 

C’est peut-être ce qui explique la passion intacte qu’elle met encore à monter sur scène après quatre décennies. « C’est ma raison de vivre, dit-elle simplement. Même s’il y a plein de choses qui m’intéressent dans la vie, ça reste mon but premier. Tant que j’aurai l’énergie et la voix, je chanterai encore. C’est ce que je me souhaite. » 

Elle a un message clair pour ceux qui hésitent encore à se procurer des billets. « Ceux qui l’ont déjà vu, revenez, ce n’est pas tout à fait le même spectacle. Et pour ceux qui ne l’ont pas vu, ne manquez pas le train, parce qu’il n’y en aura pas une troisième. C’est la tournée ultime à trois. » 

–

Pour une autre histoire d’un soir sera présenté au Théâtre Le Patriote de Sainte-Agathe-des-Monts les 17 et 18 octobre, à la Salle Desjardins du Théâtre du Vieux-Terrebonne le 22 novembre, et au Théâtre Hector-Charland de L’Assomption le 28 janvier 2027. 

Articles les plus consultés

Automobile
Style de vie

Plus d’un rabais fédéral pour véhicule électrifié sur deux est réclamé au Québec

Le Québec représente plus de la moitié des demandes canadiennes de rabais pour véhicules électrifiés, tandis que Chevrolet détrône Toyota en août.
Photo Adobe Stock
Emploi et formation
Style de vie

Retrouver un emploi après 50 ans : un nouveau départ est encore possible 

Après 50 ans, retrouver un emploi peut réserver bien des défis.
Photo Unsplash
Emploi et formation
Style de vie

Embaucher les jeunes : un investissement pour l’avenir 

Miser sur le potentiel des jeunes et les accompagner dans leurs débuts peut représenter un investissement durable pour les organisations.