J’ai testé pour vous la nouvelle activité en vogue : le tricot 

J'ai testé avec Nicole, le tricot. Photo Médialo Katia Cioce
J’ai testé avec Nicole, le tricot. Photo Médialo Katia Cioce

Longtemps considéré comme une activité réservée aux plus âgés d’entre nous, le tricot fait pourtant, depuis quelques années, son grand retour en force. Afin de mettre à l’épreuve ma dextérité et ma patience, je suis allé à la rencontre d’un Cercle des Fermières du Québec pour m’essayer à cette occupation qui séduit aujourd’hui toutes les générations. 

 

La mère de ma grand-mère tricotait, ma grand-mère tricotait, leurs mères avant elles tricotaient probablement aussi. Ma mère, quant à elle, née dans les années 1960, est passée à travers les mailles de cette activité qui, autrefois, était plus pratique que passionnante. Il faut dire que pour la génération âgée aujourd’hui d’une soixantaine d’années, le tricot était vu comme quelque chose d’assez ringard, vestige d’une époque révolue où, pour renouveler sa garde-robe, il fallait être très habile de ses mains. 

Allier utile à l’agréable 

Pourtant, il suffit de voir l’engouement pour cette activité sur les réseaux sociaux et dans les magasins pour se rendre compte qu’elle n’a pas encore été enterrée pour de bon. De plus en plus de Québécoises (et même certains hommes) s’y remettent en espérant trouver un moyen efficace de se détendre tout en alliant l’utile à l’agréable après le travail. Et sans vous dévoiler les conclusions de ma propre initiation, je peux vous l’affirmer, cela détend. On met le cerveau en pause, on se munit de ses aiguilles, on choisit la bonne laine et on se lance enfin avec sa première maille. 

 

Le tricot procure joie et bonheur. Photo Médialo Katia Cioce
Le tricot procure joie et bonheur. Photo Médialo Katia Cioce

Des possibilités infinies 

Pour tenter de percer les mystères du tricot, le Cercle des Fermières m’a confié à Nicole, une experte du domaine qui, dès qu’elle le peut, anime des ateliers de formation pour celles qui souhaitent apprendre ou se perfectionner. J’arrive donc dans les locaux communautaires et suis accueilli par la présidente locale, l’adorable Jovette. Comme pour me mettre dans le bain, une petite table est installée devant ce qui ressemble à une exposition de créations en crochet et en tricot. 

Tout est là : des peluches en tout genre (dont une de clown qui avait tendance à m’observer fixement), des tuques, des petites créations destinées à accompagner les bébés partis trop vite ou encore de sublimes écharpes qui me feraient presque regretter l’hiver (non je plaisante, rien ne me fera regretter cet hiver). 

Des premiers essais peu probants 

Sous les regards intrigués des nombreuses dames présentes ce lundi soir d’avril, je m’installe et prends, sans vraiment savoir comment les tenir, les deux aiguilles qu’on me propose. J’en tiens une comme un stylo, l’autre comme une baguette pour sushis… Cela n’augure rien de bon. 

Une fois installé, Nicole commence à m’apprendre les rudiments du tricot. Une maille à l’endroit, une maille à l’envers (en tout cas, c’est comme ça que j’imaginais cette activité). Dans les faits ce n’est pas si simple. «Commence par devant », me répète-t-elle. Mais mon cerveau masculin ne semble pas comprendre toutes les consignes. Je persiste donc et m’applique en regardant les gestes de celle qui a déroulé bien des kilomètres de pelote. N’étant pas du genre à me décourager rapidement, je continue. Elle me reprend avec toute la gentillesse possible et là, miracle… je prends le rythme. 

Photo Médialo Katia Cioce
Photo Médialo Katia Cioce

Des tricoteuses 2.0 

Je me surprends même, tout en tricotant machinalement, à discuter des pages YouTube que toutes ces dames consultent pour apprendre de nouvelles méthodes pour de belles mailles bien serrées. « Il n’y a pas longtemps, je regardais une vidéo qui parlait de 250 façons de tricoter », me lance-t-elle. Une information que mon cerveau continue de renier tant la seule méthode que je connais a été difficile à maîtriser. 

Alors que retenir de cette heure passée en compagnie de ces fermières passionnées ? Que, quand on est bien entouré ou bien conseillé, tout est possible. En seulement 45 minutes, j’aurais appris la base des gestes du tricot, sans discours compliqué, juste avec de la patience et des conseils passionnés. Il ne me reste plus qu’à me motiver dès maintenant à trouver des aiguilles, une pelote et peut-être qu’en décembre j’aurai terminé ma belle écharpe. 

Je me suis donné à 100% pour un résultat mitigé... il me faudra encore de l'entraînement. Photo Médialo Katia Cioce
Je me suis donné à 100% pour un résultat mitigé… il me faudra encore de l’entraînement. Photo Médialo Katia Cioce

 Les Cercles des Fermières du Québec… c’est quoi ? 

  • Les Cercles des Fermières du Québec est l’une des plus importantes associations féminines de la province. Fondé en 1915, elle s’affirme comme « un lieu d’échanges d’idées et de connaissance sous le signe de l’amitié ». À l’origine, elle avait pour but de briser l’isolement des femmes en milieu rural. 
  • Les femmes présentes au sein de l’association se retrouvent pour partager leur passion pour des activités comme le tricot, le crochet, la broderie ou encore la couture. Mais au-delà de ces moments, le Cercle des Fermières du Québec s’investit, au niveau local, dans sa communauté et dans des œuvres de bienfaisance.  
  • L’association est présente dans de nombreuses municipalités à travers le Québec. Elle est même la plus grande association féminine du Québec avec plus de 30 000 membres et 600 Cercles. 
  • Pour trouver votre Cercle des Fermières, vous pouvez consulter le site : www.cfq.qc.ca/devenir-membre/ 

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