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Bobby Bazini, sans prétention

  • Publié le 24 févr. 2026 (Mis à jour le 4 mars 2026)
  • Lecture : 3 minutes
Photo Jeremy Dionne
Photo Jeremy Dionne

Entrevue avec l’artiste de Mont-Laurier, qui présentera son nouvel album à l’Espace Théâtre le 27 mars.

 

Seul au cinéma est ton premier album en français, après plus de quinze ans de carrière. Quand as-tu su qu’il s’agissait du bon moment pour faire ce tournant ?

Jee voulais me mettre au défi de tenter de créer quelque chose qui me ressemble. Le country a été ma première rencontre avec la musique, mais je pense au soul et au folk, qui m’ont beaucoup interpellé. Bill Withers est un de mes chanteurs préférés, il m’a beaucoup inspiré quand j’ai commencé à écrire à l’époque, et je me suis dit que ce serait cool de m’en inspirer encore, mais en français. C’est un projet que j’ai beaucoup remis à plus tard, il y a eu tout un parcours pour prendre confiance. Puis pendant la tournée de Pearl, je suis allé jouer dans une salle où il y avait un cinéma, et j’ai eu l’idée d’un concept.

Est-ce que ton processus créatif est le même pour écrire en français ?

J’ai fait un peu à l’envers de ce que je fais habituellement. Je travaille plutôt en m’assoyant avec la guitare, et les paroles viennent en même temps, tandis que pour l’album en français, j’ai commencé par écrire juste quelques mots, quelques phrases. Il y avait le langage à apprivoiser. Ça a pris forme tranquillement, et j’ai collé les textes à la musique par la suite. Ça a été vraiment le fun de travailler comme ça, ça m’a permis de découvrir une nouvelle façon de créer de la musique.

Envisages-tu de poursuivre en anglais, ou penses-tu privilégier la langue française pour la suite ?

Je pense y aller avec ce qui viendra. Je suis content d’avoir brisé la glace, comme ça je ne ressens plus d’obligation. Je vais pouvoir y aller de manière instinctive, et je trouve ça chouette de pouvoir créer dans les deux langues à l’avenir.

Cet automne, à l’aube de la sortie de l’album, tu as mentionné avoir hâte de savoir si le public te suivrait dans ce nouveau projet. Quels retours as-tu jusqu’à maintenant ?

De voir les gens à l’avant chanter les paroles, comme ça a été le cas lors de mon dernier spectacle à Joliette, c’est vraiment cool. Il y en a beaucoup qui me félicitent pour le virage que j’ai pris, d’être devenu indépendant. Ça me touche, parce qu’après avoir terminé mon contrat avec Universal, je ne savais pas trop où m’en aller et je me questionnais beaucoup sur l’avenir. Je suis vraiment content de l’avoir fait, et j’ai l’impression d’être dans une bonne place en ce moment. Ça me donne une tape dans le dos pour continuer de faire seulement ce dont j’ai vraiment envie.

Est-ce qu’il y a une émotion particulière qui te submerge à l’idée de présenter Seul au cinéma à Mont-Laurier, devant le public qui t’a vu grandir ?

Mes premières expériences de scène ont été à Mont-Laurier. La toute première, c’était sur la rue de la Madone, pendant le Festival international de théâtre. J’ai rencontré plein de monde à ce moment-là, dont ma conjointe Odessa, et ça fait 18 ans qu’on est ensemble. J’ai aussi rencontré des amis avec qui j’ai écrit, et qui m’ont beaucoup aidé dans mon parcours. Je me souviens d’un spectacle de talent au Centre Christ-Roi, j’étais tellement gêné que j’avais gardé les yeux fermés tout le long! Pour moi, ça reste des expériences qui m’ont permis de grandir et qui m’ont amené jusqu’où je suis aujourd’hui. Je dis souvent que c’est aussi stressant de jouer ici que pour une première montréalaise, parce que c’est chez nous et qu’il y a tellement de gens que je connais. J’ai toujours hâte de jouer à Mont-Laurier, et de présenter un spectacle où on met l’avant-plan sur le français, ça va être vraiment spécial.

 

 

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