Il était une fois… Kiamika

  • Publié le 18 déc. 2025 (Mis à jour le 22 déc. 2025)
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Vue aérienne des deux ponts couverts de Ferme-Rouge.
Vue aérienne des deux ponts couverts de Ferme-Rouge.

Kiamika, municipalité des Hautes-Laurentides depuis 1898, compte 850 habitants. Il y a bien des lunes, ce territoire fut habité par les Têtes-de-boule, une communauté algonquine qui donna le nom Kiamika à la rivière, ce qui signifie « eau profonde et tranquille ». Les premiers pionniers, venus de Chambly à la fin des années 1870, baptisèrent l’endroit Mission de Saint-Gérard-de-Montarville. Vers 1885, un groupe de colons et une famille amérindienne se partagèrent l’espace entourant une grande ferme de chantiers appelée Ferme Rouge.

En effet, depuis 1822, Baxter Bowman et Levis Bigelow bûchaient les forêts sur les deux rives de la Lièvre. Pendant cent ans, la rivière Kiamika fut un important chemin d’eau pour le commerce du bois. Sur le terrain de la pourvoirie Cecaurel, un ancien camp de bûcherons a été transformé en centre d’interprétation de l’histoire de la drave.

À Kiamika, on peut admirer les deux seuls ponts couverts jumelés existant encore au Québec. Construits en 1903, ils sont reconnus par le ministère de la Culture à titre de monuments historiques. Ils ont aussi un statut de biens culturels d’une valeur patrimoniale exceptionnelle. Sur l’emplacement des ponts trône une sculpture géante du légendaire Jos Montferrand en train d’arracher une souche à bras (œuvre du sculpteur Roger Langevin).

Wow ! Kiamika possède un ravage de cerfs rouges et une attraction touristique hors du commun : de mai à septembre, on y présente un programme de courses de chevaux miniatures sous harnais. Au centre du village se dresse fièrement l’église de la paroisse Saint-Gérard de Kiamika, une église de colonisation construite en bois, de plan rectangulaire, caractérisée par une tour centrale et trois nefs.

La municipalité possède également un parc avec de nombreux lacs et rivières aux interminables plages sablonneuses : 40 îles et îlots habités par des arbres plus que centenaires. On peut y faire des randonnées pédestres, des excursions en canot, et même y faire du camping, de luxe ou sauvage.

Texte de Rémi Bélanger, en collaboration avec la Société d’histoire et de généalogie des Hautes-Laurentides.

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