Gabriel Filippi : portrait d’un homme à la soif d’aventure immuable

  • Publié le 7 juin 2024 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Médialo

Ce n’est qu’à l’aube de ses 35 ans, à l’occasion d’une visite du volcan Nevado del Ruiz, en Colombie, que Gabriel Filippi a ressenti l’envie d’atteindre les sommets. Alors positionné au pied des neiges éternelles, il a réussi à convaincre le guide de l’amener un peu plus en hauteur.

Par Hugo Saez|redactionlaurentides@medialo.ca

« La vue que j’avais à plus de 4000 mètres d’altitude était magique. Lorsque je suis revenu au pays, j’avais un collègue qui faisait de l’alpinisme et de l’escalade de glace. Je lui ai demandé à quel endroit je pouvais apprendre, et c’est avec lui que je me suis lancé. Ça a été une passion instantanée », relate le natif de Lac-Mégantic.
De l’Aconcagua à l’Everest en passant par le Kilimandjaro, le Nanga Parbat ou encore la pyramide Carstensz : Gabriel Filippi cumule plus d’une vingtaine d’expéditions à son actif. Un palmarès qui donne le tournis et qui ne cessera de s’étoffer à l’avenir. « Je n’ai jamais arrêté d’explorer et je n’arrêterai jamais. Si quelque chose a déjà été fait, cela veut dire que je peux le faire. Si ça n’a pas été fait, cela veut dire que je peux être le premier à le faire. Quand je pars en expédition, je sais que je vais apprendre et que je vais en ressortir plus grand », raconte celui qui est ambassadeur pour la marque The North Face.

« Bien s’entourer »

À travers les expéditions vécues, les souvenirs sont indénombrables. Gabriel Filippi cite notamment la fois où il a réalisé une première mondiale en accompagnant Sylvain Bédard, un greffé du cœur, au sommet du Mont-Blanc. « Au départ, on m’a dit que j’étais fou ! », ironise l’alpiniste professionnel. Ce dernier se souvient également de l’ascension de l’Everest et du Lhotse en 24 heures, en compagnie d’un jeune sherpa en 2019.

Pour accomplir ces défis hors du commun, l’entourage joue un rôle éminent. « On n’a pas toujours toute l’expertise et il faut aller chercher ce qui nous manque. Lorsque l’on frappe à la porte, on s’aperçoit que les gens sont prêts à nous aider. On arrive seul au sommet, mais combien de personnes nous ont aidés en bas ? Il ne faut pas les oublier », insiste Gabriel Filippi.

Au-delà du défi sportif

Selon lui, l’intérêt de côtoyer les plus hauts sommets du monde entier ne réside pas uniquement dans le dépassement de soi. Sa discussion avec Edmund Hillary, premier homme à avoir gravi l’Everest, lui a été riche en enseignements. « Pour lui, réussir à être le premier homme, ce n’était pas la fin de l’expédition : c’était le début de son aventure. C’est alors que tu comprends qu’un exploit sportif, ce n’est qu’un instant dans la vie. Tu atteins le sommet à 9h48 mais à 9h49 c’est fini. Si tu mets des actions en rapport avec cet évènement, il va durer toute la vie », affirme Gabriel Filippi.

 

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