Disparition des caisses Desjardins dans nos villages
Les transactions bancaires par Internet forcent plusieurs succursales des caisses Desjardins des petits villages à mettre le verrou sur la porte.

Depuis maintenant quelques années, les caisses Desjardins des villages du Québec ferment les unes après les autres. Récemment, Desjardins a fermé l’unique guichet automatique à Grand-Remous. Selon un citoyen qui préfère garder l’anonymat par crainte de représailles, « ça laisse la population de ce secteur dépourvue et désolée au plus haut point. »
Le phénomène n’est pas nouveau. Rappelons qu’il y a quelques années, c’était le guichet de Saint-Anne-du-Lac qui fermait ses portes. Il y a 2 ans, la municipalité de Kiamika déménageait dans les locaux de la caisse Desjardins dans cette même municipalité. À Lac-des-Écorces, la fermeture est assez récente, on parle de quelques mois.
Néanmoins, certains rares bastions résistent encore, comme à Ferme-Neuve avec son guichet automatique et son comptoir, toujours en opération. L’avenir nous dira si son temps est compté. Pour les autres, ils devront faire le détour à Mont-Laurier, quartier général de la caisse Desjardins du Coeur des Hautes-Laurentides.
Des transactions en ligne
L’avènement des nouvelles technologies est en grande partie responsable du phénomène des fermetures des comptoirs et des guichets Desjardins dans nos villages. « Cela fait déjà quelques années que nous révisons notre réseau physique », expliquait Jean-Benoît Turcotte, porte-parole du mouvement Desjardins.
Selon ce dernier, Desjardins se serait adapté aux habitudes transactionnelles des membres. « Les nouvelles technologies ont pris plus de place dans la vie des gens. Plusieurs font affaire avec Desjardins avec leur téléphone intelligent, sur leur ordinateur, leur tablette. Pour vous donner une idée, en date du 31 décembre 2023, 1% des transactions se sont fait en comptoir, alors que 3 % se sont effectués dans un guichet automatique. Le reste, sur Internet.»
Le porte-parole affirme que de nombreux membres ont migré vers les canaux de service en ligne lors de la pandémie. « La pandémie a accéléré la transaction vers les services numériques. Il y avait encore en 2020 des membres qui privilégiaient les centres de services, les comptoirs, les guichets automatiques, mais qui n’ont eu d’autre choix que de se tourner vers le numérique lors de la pandémie. À la sortie de la pandémie, plusieurs ne sont pas revenus au réseau physique et ont continué d’utiliser ce qu’ils avaient au bout des doigts. »
L’argent comptant ne disparaîtra pas
Même si c’est la Banque du Canada qui imprime les billets, le mouvement Desjardins pense qu’il y aura toujours de l’argent liquide sur le marché. « Nous chez Desjardins, on pense que de l’argent comptant, il va toujours y en avoir. Après, en quelle proportion, on ne peut pas répondre à cette question. On réussit quand même à trouver un juste équilibre entre ceux qui privilégient les services numériques et ceux qui veulent encore avoir accès à des services physiques. C’est un des grands défis auquel nos caisses font face en ce moment », avait conclu Jean-Benoît Turcotte.
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