Sa famille lui donne un rare cadeau pour son 80ème anniversaire
Yvan Plante est publié sans qu’il le sache
Rare surprise pour le Macazien Yvan Plante alors qu’à son 80ème anniversaire le 8 août, il reçoit son livre "La harde oubliée de La Macaza" comme cadeau. Bien que le premier tirage ne soit tiré qu’à 100 copies, les gens peuvent s’attendre à une publication officielle d’ici peu.

D’emblée, M. Plante lance: « L’info du Nord savait que j’allais être publié avant moi, pas mal comme primeur, non? » Effectivement. De plus, l’auteur du livre d’environ 75 pages raconte qu’un journaliste du journal local, en l’occurrence L’info du Nord, trouve place dans ce texte qu’il présente comme un conte.
Les prémices du conte sont à souligner, car très locales. « L’idée est venue alors que je me promenais en forêt à La Macaza. J’ai croisé un cerf de Virginie avec un immense panache. Quelque temps après l’événement, j’en ai glissé un mot au conseiller municipal Benoit Thibault. Il m’a dit: “Ce n’est pas un chevreuil avec un panache large comme ça, c’est un caribou!” J’ai ri. Puis, par curiosité, j’ai effectué des recherches sur le caribou. Le reste, c’est de l’histoire! »
La surprise
Comment peut-on se faire prendre, gentiment, de la sorte: voir son livre imprimé sans le savoir? « Quand j’ai terminé mon récit, mon fils Jonathan m’a demandé s’il pouvait le lire. Aucun problème, ça reste dans la famille! Mais je ne savais pas ce qui se tramait. »
Le 8 août, la famille a joué le jeu à la perfection, remarque M. Plante. « En fait, ils ont monté une émission de radio, avec tout le “setting”, et j’étais l’invité. Après quelques minutes, j’ai remarqué que l’on discutait de mon livre. Soudainement, on a dévoilé un présentoir qui n’avait qu’un seul livre: le mien! J’étais très ému. »
Jamais M. Plante n’aurait cru voir son conte publié, de surcroit, superbement illustré par son fils Jonathan. C’est une sensation qu’il avoue difficile à décrire. Tenir son livre, sentir l’encre, voir ses mots imprimés, son œuvre! Et que dire de l’autre cadeau: un chandail à manches courtes à l’effigie de son livre.
Un récit qui coule à flots
Parlons processus de création. Après tout, c’est le premier récit de l’auteur. A-t-il vécu l’angoisse de la page blanche? Non, affirme-t-il. Les mots coulaient comme l’encre d’une plume fontaine. « J’ai écrit le conte sur ma tablette, souvent le matin au chalet en pleine nature. Ce fut même plus simple que je l’aie cru. » Ajoutons que ce livre a été rédigé pendant la pandémie.
« Vous verrez aussi des personnages inspirés de gens d’ici, de La Macaza. Ils m’ont bien servi au long du récit. »-Yvan Plante
L’auteur souligne aussi les entreprises, les commerces, les institutions de la Municipalité quand le besoin est là.
La belle carte de fête
La famille explique dans la préface « qu’il s’agit d’une «préédition», d’une carte de fête, d’un hommage. À l’image des valeurs de l’auteur, ce fut un travail d’équipe. Par cette initiative, nous voulions encourager l’auteur à aller au bout de ce projet de publication », ajoutant de son témoignage durant le processus d’écriture et de l’enthousiasme de l’auteur. « Il nous semblait naturel d’embrasser ce projet d’édition pour partager la passion de ce qui l’entoure », ajoute la famille.
À cela, s’ajoutent des photos de famille, une douzaine de pages qui sont en fait des souhaits de fête tout doux, remplis de souvenirs. Ce qui prouve que pour Yvan Plante, cette œuvre représente un legs familial.
À surveiller
La harde oubliée de La Macaza sera publié dans quelques mois, révisé bien sûr, pour joindre le public. Gardez l’œil ouvert!
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